Éditorial (105/4 – 2017)

Éditorial (105/4 – 2017)

par Christoph THEOBALD

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 LA PREMIÈRE GUERRE MONDIALE
IMPACT SUR LA THÉOLOGIE

La Première Guerre mondiale marque, dans l’histoire européenne, « une coupure décisive aux effets irréversibles » (René Rémond). Les conséquences politiques et sociales furent certes importantes, mais les répliques religieuses de ce séisme ne se sont pas avérées moins fortes ni moins déterminantes. Cette guerre fut « une guerre qui mobilisa les religions et les Églises, qui engagea clercs et fidèles, qui interrogea foi et ferveurs » (Frédéric Gugelot).
On peut dire après coup, utilisant une image, que de multiples fils de la politique et de la culture européennes se sont alors subitement noués en un écheveau inextricable, obligeant le continent à se confronter avec sa propre histoire selon des contradictions depuis longtemps accumulées. Et ce fut un christianisme qui, tant du côté allemand que du côté des alliés, se laissa instrumentaliser par le patriotisme et le nationalisme, légitimant, voire sacralisant la guerre. Les confessionnalismes catholiques, protestants, russes orthodoxes, fondés sur une osmose entre la culture et la foi, commencèrent par nier leurs solidarités transfrontalières, pour entrer, au plan national, dans des « Unions sacrées » (le Burgfriede en Allemagne), ressurgissant avec d’autant plus de force dès qu’il s’agissait de communautés minoritaires : les catholiques en Allemagne à la suite du Kulturkampf ou les
protestants français face à l’identification de l’adversaire à une culture protestante…

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