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	<title>Archives des Certeau - Recherches de Science Religieuse</title>
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	<description>Recherches de Science Religieuse</description>
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	<title>Archives des Certeau - Recherches de Science Religieuse</title>
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	<item>
		<title>Michel de Certeau, Henri de Lubac : une correspondance</title>
		<link>https://www.revue-rsr.com/note-de-lecture/michel-de-certeau-henri-de-lubac-une-correspondance/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Hélène]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 21 Sep 2018 14:47:08 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Note de lecture]]></category>
		<category><![CDATA[Bouillard]]></category>
		<category><![CDATA[Certeau]]></category>
		<category><![CDATA[Christus]]></category>
		<category><![CDATA[Compagnie de Jésus]]></category>
		<category><![CDATA[Lubac]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>CELLAM&#160;– Université de Rennes 2 À Henri de Lubac, Michel de Certeau a pu écrire qu’il lui devait sa vocation jésuite et, encore en 1983,&#160;«&#160;ce qu’il y a de plus essentiel ». Leur correspondance (qui ne nous est connue que par ses lettres) révèle une relation qu’il qualifie de&#160;«&#160;filiale et fraternelle&#160;». Importante surtout dans les années 1960&#160;– quand il exerce des responsabilités à Christus et se fait l’historien de la spiritualité de la Compagnie à l’époque moderne&#160;–, elle s’interrompt ensuite presque complètement&#160;; aussi faisons-nous appel à une autre source, dans une dernière partie de notre étude, pour tenter d’éclairer cette quasi rupture&#160;: les lettres entre Lubac et Henri Bouillard.</p>
<p>L’article <a href="https://www.revue-rsr.com/note-de-lecture/michel-de-certeau-henri-de-lubac-une-correspondance/">Michel de Certeau, Henri de Lubac : une correspondance</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.revue-rsr.com">Recherches de Science Religieuse</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>CELLAM&nbsp;– Université de Rennes 2</strong><br />
À Henri de Lubac, Michel de Certeau a pu écrire qu’il lui devait sa vocation jésuite et, encore en 1983,&nbsp;«&nbsp;ce qu’il y a de plus essentiel ». Leur correspondance (qui ne nous est connue que par ses lettres) révèle une relation qu’il qualifie de&nbsp;«&nbsp;filiale et fraternelle&nbsp;». Importante surtout dans les années 1960&nbsp;– quand il exerce des responsabilités à Christus et se fait l’historien de la spiritualité de la Compagnie à l’époque moderne&nbsp;–, elle s’interrompt ensuite presque complètement&nbsp;; aussi faisons-nous appel à une autre source, dans une dernière partie de notre étude, pour tenter d’éclairer cette quasi rupture&nbsp;: les lettres entre Lubac et Henri Bouillard.</p>
<p>L’article <a href="https://www.revue-rsr.com/note-de-lecture/michel-de-certeau-henri-de-lubac-une-correspondance/">Michel de Certeau, Henri de Lubac : une correspondance</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.revue-rsr.com">Recherches de Science Religieuse</a>.</p>
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		<item>
		<title>Éditorial (104/4)</title>
		<link>https://www.revue-rsr.com/edito/editorial-1044/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Hélène]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 15 Dec 2016 16:32:17 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[edito]]></category>
		<category><![CDATA[Certeau]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Les âges de la vie. Crise des représentations et enjeux théologiques Est-ce le signe d’une mutation du discours de l’Église&#160;? Dans les chapitres 6 et 7 de la récente Exhortation apostolique Amoris laetitia (2016), qui portent respectivement sur la pastorale familiale et l’éducation des enfants se dessine, pour la première fois, une théologie des âges de la vie. La mettre en œuvre ne s’impose pas seulement parce qu’à l’instar de son fondateur, l’Église et ses acteurs pastoraux doivent se rendre proches des itinéraires humains&#160;– le pape François rappelle habilement une formule oubliée de saint Thomas&#160;:&#160;«&#160;Plus on entre dans les détails, plus les exceptions se multiplient&#160;» (Amoris laetitia, 304)&#160;–&#160;; une telle théologie est aussi appelée par les transformations radicales de nos sociétés qui refluent sur l’ensemble de nos existences et les étapes de vie que nous parcourrons. &#62; Lire la suite</p>
<p>L’article <a href="https://www.revue-rsr.com/edito/editorial-1044/">Éditorial (104/4)</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.revue-rsr.com">Recherches de Science Religieuse</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;">Les âges de la vie. Crise des représentations et enjeux théologiques</p>
<p>Est-ce le signe d’une mutation du discours de l’Église&nbsp;? Dans les chapitres 6 et 7 de la récente Exhortation apostolique <em>Amoris laetitia</em> (2016), qui portent respectivement sur la pastorale familiale et l’éducation des enfants se dessine, pour la première fois, une théologie des âges de la vie. La mettre en œuvre ne s’impose pas seulement parce qu’à l’instar de son fondateur, l’Église et ses acteurs pastoraux doivent se rendre proches des itinéraires humains&nbsp;– le pape François rappelle habilement une formule oubliée de saint Thomas&nbsp;:&nbsp;«&nbsp;Plus on entre dans les détails, plus les exceptions se multiplient&nbsp;» (<em>Amoris laetitia</em>, 304)&nbsp;–&nbsp;; une telle théologie est aussi appelée par les transformations radicales de nos sociétés qui refluent sur l’ensemble de nos existences et les étapes de vie que nous parcourrons.</p>
<p>&gt; Lire la suite</p>
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		<item>
		<title>Éditorial (104/3)</title>
		<link>https://www.revue-rsr.com/edito/editorial-1043/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Hélène]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 27 Sep 2016 14:59:11 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[edito]]></category>
		<category><![CDATA[Certeau]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>En hommage à Mgr Joseph Doré à l’occasion de ses quatre-vingts ans Que faisons-nous quand nous nous adressons à celui que nous appelons&#160;«&#160;Dieu&#160;»&#160;? Cette question oriente le présent numéro préparatoire au prochain colloque des RSR. L’enjeu est de taille&#160;: prendre en compte non seulement la pluralité des manières de s’adresser à&#160;«&#160;Dieu&#160;», mais aussi les incertitudes quant à celui ou ce que recouvre cette désignation. Il s’agit donc en même temps de poser le problème d’une&#160;«&#160;critériologie&#160;» de ce qui mérite d’être appelé&#160;«&#160;divin&#160;». Cette entrée dans la problématique nous conduira à reposer, dans les conditions historiques qui sont les nôtres, et donc à frais nouveaux, la question plus&#160;«&#160;classique&#160;» de la juste nomination de Dieu&#160;: qu’en est-on aujourd’hui déterminé et autorisé à dire (ou ne pas dire)&#160;? À ce titre, on ne peut que se souvenir d’un auteur fort attentif aux conditions ou modalités de la prière, de la méditation ou de la contemplation, Denys l’Aréopagite qui n’en hésitait pas moins à parler<a class="read-more" href="https://www.revue-rsr.com/edito/editorial-1043/"></a></p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: right;"><em>En hommage à Mgr Joseph Doré</em><br />
<em>à l’occasion de ses quatre-vingts ans</em></p>
<p>
Que faisons-nous quand nous nous adressons à celui que nous appelons&nbsp;«&nbsp;Dieu&nbsp;»&nbsp;? Cette question oriente le présent numéro préparatoire au prochain colloque des RSR. L’enjeu est de taille&nbsp;: prendre en compte non seulement la pluralité des manières de s’adresser à&nbsp;«&nbsp;Dieu&nbsp;», mais aussi les incertitudes quant à celui ou ce que recouvre cette désignation. Il s’agit donc en même temps de poser le problème d’une&nbsp;«&nbsp;critériologie&nbsp;» de ce qui mérite d’être appelé&nbsp;«&nbsp;divin&nbsp;».<br />
Cette entrée dans la problématique nous conduira à reposer, dans les conditions historiques qui sont les nôtres, et donc à frais nouveaux, la question plus&nbsp;«&nbsp;classique&nbsp;» de la juste nomination de Dieu&nbsp;: qu’en est-on aujourd’hui déterminé et autorisé à dire (ou ne pas dire)&nbsp;? À ce titre, on ne peut que se souvenir d’un auteur fort attentif aux conditions ou modalités de la prière, de la méditation ou de la contemplation, Denys l’Aréopagite qui n’en hésitait pas moins à parler de Dieu… fût-ce pour dire qu’Il est indicible.<br />
Ces deux&nbsp;«&nbsp;moments&nbsp;» d’une même problématique invitent à distinguer les approches et axes de ce numéro préparatoire comme du colloque lui-même. Pour le numéro, il s’agira de mettre l’accent sur la thématique&nbsp;«&nbsp;s’adresser à…&nbsp;». Quant au colloque lui-même, il abordera de façon plus directe ou centrale la question même de Dieu. Mais ces deux démarches ne sont pas séparables, car nous entendons bien, en fin de compte, reprendre la question de Dieu. 
</p>
<p style="text-align: right;">Christoph Theobald</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Devant et avec Dieu, vivre sans Dieu : une théologie du quotidien</title>
		<link>https://www.revue-rsr.com/article/devant-et-avec-dieu-vivre-sans-dieu-une-theologie-du-quotidien/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Hélène]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 10 Mar 2016 14:17:04 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[article]]></category>
		<category><![CDATA[Certeau]]></category>
		<category><![CDATA[langage]]></category>
		<category><![CDATA[mystique]]></category>
		<category><![CDATA[quotidien]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La réflexion de Michel de Certeau, tant sur la mystique des XVIe et XVIIe siècles, sur la société des années 70-80, que sur l’être disciples aujourd’hui, met en évidence que nous manquons de l’autre&#160;: sans lui nous ne pouvons vivre et nous ne pouvons que le recevoir. Dieu lui-même s’offre mais disparaît derrière les frères, les pauvres d’abord, pour qu’ils soient honorés à sa place&#160;; cela semble la seule solution pour qu’enfin ils soient respectés. Loin d’être dispensée de rendre grâce, la vie croyante au contraire, se fait reconnaissance. Dieu est confessé comme gratuité, grâce, don, non que Dieu agirait, mais que la Providence dans un monde sans Dieu signifie pour le croyant comprendre et mener sa vie en réponse. La théologie du quotidien que l’on développe à partir des réflexions de Certeau, repère le sens de la pratique évangélique quand, ainsi que disait D. Bonhoeffer,&#160;«&#160;devant et avec Dieu, nous vivons sans Dieu&#160;».</p>
<p>L’article <a href="https://www.revue-rsr.com/article/devant-et-avec-dieu-vivre-sans-dieu-une-theologie-du-quotidien/">Devant et avec Dieu, vivre sans Dieu : une théologie du quotidien</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.revue-rsr.com">Recherches de Science Religieuse</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>La réflexion de Michel de Certeau, tant sur la mystique des XVIe et XVIIe siècles, sur la société des années 70-80, que sur l’être disciples aujourd’hui, met en évidence que nous manquons de l’autre&nbsp;: sans lui nous ne pouvons vivre et nous ne pouvons que le recevoir. Dieu lui-même s’offre mais disparaît derrière les frères, les pauvres d’abord, pour qu’ils soient honorés à sa place&nbsp;; cela semble la seule solution pour qu’enfin ils soient respectés. Loin d’être dispensée de rendre grâce, la vie croyante au contraire, se fait reconnaissance. Dieu est confessé comme gratuité, grâce, don, non que Dieu agirait, mais que la Providence dans un monde sans Dieu signifie pour le croyant comprendre et mener sa vie en réponse. La théologie du quotidien que l’on développe à partir des réflexions de Certeau, repère le sens de la pratique évangélique quand, ainsi que disait D. Bonhoeffer,&nbsp;«&nbsp;devant et avec Dieu, nous vivons sans Dieu&nbsp;».</p>
<p>L’article <a href="https://www.revue-rsr.com/article/devant-et-avec-dieu-vivre-sans-dieu-une-theologie-du-quotidien/">Devant et avec Dieu, vivre sans Dieu : une théologie du quotidien</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.revue-rsr.com">Recherches de Science Religieuse</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Éditorial (104/2)</title>
		<link>https://www.revue-rsr.com/edito/editorial-1041/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Hélène]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 10 Mar 2016 13:25:51 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[edito]]></category>
		<category><![CDATA[Certeau]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Sens de la foi, sens des fidèles Délicat sujet que ce thème du&#160;«&#160;sens de la foi&#160;» des fidèles (sensus fidei fidelium), aussi traditionnel soit-il dans l’Église&#160;! Évoqué à Vatican II (cf. notamment Lumen gentium, 12), il a fait en 2014 l’objet d’un document de la Commission théologique internationale (CTI). Plus récemment, dans le contexte des deux synodes sur la famille (en 2014 et 2015), l’exhortation apostolique Evangelii gaudium (EG) du pape François, invitait à reprendre à frais nouveaux un tel sujet. Pareille invitation soulève un certain nombre de questions théologiques de fond, qui ne sont pas sans incidences sur la façon dont se conçoit la vie en Église. Il y a tout d’abord le recours souvent fait à ce&#160;«&#160;sens de la foi&#160;» des fidèles dans un contexte apologétique&#160;: soit pour justifier une position théologique déjà fixée dans l’Église, soit, au contraire, pour soutenir une évolution sinon doctrinale ou tout au moins pastorale, notamment dans le champ éthique. Dans les deux<a class="read-more" href="https://www.revue-rsr.com/edito/editorial-1041/"></a></p>
<p>L’article <a href="https://www.revue-rsr.com/edito/editorial-1041/">Éditorial (104/2)</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.revue-rsr.com">Recherches de Science Religieuse</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<h3>Sens de la foi, sens des fidèles</h3>
<p>Délicat sujet que ce thème du&nbsp;«&nbsp;sens de la foi&nbsp;» des fidèles (<em>sensus fidei fidelium</em>), aussi traditionnel soit-il dans l’Église&nbsp;! Évoqué à Vatican II (cf. notamment <em>Lumen gentium</em>, 12), il a fait en 2014 l’objet d’un document de la Commission théologique internationale (CTI). Plus récemment, dans le contexte des deux synodes sur la famille (en 2014 et 2015), l’exhortation apostolique <em>Evangelii gaudium</em> (<em>EG</em>) du pape François, invitait à reprendre à frais nouveaux un tel sujet. Pareille invitation soulève un certain nombre de questions théologiques de fond, qui ne sont pas sans incidences sur la façon dont se conçoit la vie en Église. Il y a tout d’abord le recours souvent fait à ce&nbsp;«&nbsp;sens de la foi&nbsp;» des fidèles dans un contexte apologétique&nbsp;: soit pour justifier une position théologique déjà fixée dans l’Église, soit, au contraire, pour soutenir une évolution sinon doctrinale ou tout au moins pastorale, notamment dans le champ éthique. Dans les deux cas, on fait valoir le&nbsp;«&nbsp;sens de la foi&nbsp;» des fidèles en oubliant que le discernement de ce&nbsp;«&nbsp;sens&nbsp;» ne va pas de soi&nbsp;: doit-on le prendre en compte au nom d’une&nbsp;«&nbsp;majorité&nbsp;» (<em>maior pars</em>), ou le récuser au nom de l’élite des fidèles catholiques (<em>sanior pars</em>)&nbsp;? On s’accordera sur le rejet d’une conception purement sociologique, le magistère ne pouvant qu’insister sur la nécessité de ne pas confondre <em>sensus fidelium</em> et opinion publique, aussi catholique soit-elle (cf. <em>Familiaris consortio</em> [1981], 5&nbsp;; <em>L’instruction sur la vocation ecclésiale du théologien</em> [1990], 35). Il n’en est pas moins difficile de définir théologiquement un tel concept ni surtout de s’y référer de façon opératoire.</p>
<p>Aussi, un certain nombre de questions théologiques de fond demandent-elles ici à être prises en compte.</p>
<p>1. Selon une théologie de la révélation, c’est d’abord toute l’Église qui reçoit, qui adhère, qui transmet, qui annonce… Et c’est toute l’Église qui, dans son adhésion à la révélation, est infaillible&nbsp;; d’où la nécessité de préciser le rôle de l’Esprit Saint. On devra donc reconnaître là que l’ensemble des fidèles est&nbsp;«&nbsp;sujet&nbsp;» de la foi de l’Église, et non récepteur passif de l’enseignement du magistère. Ainsi se trouve posée la question du rôle propre de ce magistère dans l’Église. Le document de la CTI énonce que&nbsp;«&nbsp;le magistère nourrit, discerne et juge le <em>sensus fidelium</em>&nbsp;» (Le <em>sensus fidei</em> dans la vie de l’Église, nos 76 et 77).<br />
Mais ce sont d’abord l’Écriture, la tradition ecclésiale, la vie sacramentelle qui&nbsp;«&nbsp;nourrissent&nbsp;» les fidèles&nbsp;! Et comment, par ailleurs, le magistère&nbsp;«&nbsp;discerne&nbsp;» -t-il le <em>sensus fidei</em> des fidèles catholiques, et en&nbsp;«&nbsp;juge&nbsp;» -t-il&nbsp;?</p>
<p>2. Surgit alors la question de la réception, du fait même d’une non réception. Ce&nbsp;«&nbsp;manque de réception&nbsp;» de documents du magistère&nbsp;«&nbsp;peut être le signe d’une faiblesse dans la foi&nbsp;», voire d’un manque de foi de la part du peuple de Dieu, fût-ce&nbsp;«&nbsp;en raison d’un manque de critique de la culture contemporaine&nbsp;». Mais, ce peut être aussi le signe d’une faute des autorités manquant de prendre en compte, comme elles le doivent, l’expérience et le <em>sensus fidei</em> des fidèles,&nbsp;«&nbsp;ou sans que le magistère ait suffisamment consulté&nbsp;» ces derniers (document de la CTI, 123). Ainsi, la CTI suggère-t-elle qu’il peut y avoir quelque chose de légitime dans la non-réception d’un document magistériel. Mais comment évaluer concrètement cette non-réception&nbsp;? Se trouve ainsi posée la question de la conscience, de ses droits et de ses devoirs, et plus largement celle du statut ecclésial des fidèles laïcs (cf. <em>LG</em>, 35)&nbsp;: à quoi ceux-ci sont-ils habilités par leur baptême&nbsp;? Quelle compétence spécifique peut leur être reconnue au titre de leur insertion dans le monde et de leurs responsabilités familiales en correspondance de charismes particuliers&nbsp;? À quel titre la&nbsp;«&nbsp;piété populaire&nbsp;» peut-elle être qualifiée de&nbsp;«&nbsp;lieu théologique&nbsp;» (<em>EG</em>, 126)&nbsp;? <em>Evangelii gaudium</em> fait valoir que celle-ci loin d’être&nbsp;«&nbsp;vide de contenus&nbsp;», en&nbsp;«&nbsp;révèle et [en] exprime plus par voie symbolique que par l’usage de la raison instrumentale, et, dans l’acte de foi, elle accentue davantage le <em>credere in Deum</em> que le <em>credere Deum</em>&nbsp;» (124). Ce point de vue a-t-il des implications concrètes&nbsp;? Le statut de la théologie semble également en cause&nbsp;: est-elle une expression légitime, et autorisée à un titre particulier, du <em>sensus fidelium</em> (Cf. document de la CTI, nos 81-84)&nbsp;?</p>
<p>3. Ces questions ont par ailleurs d’importantes conséquences institutionnelles. Le magistère romain semble avoir marqué des réticences par rapport à des procédures donnant sans discrimination la parole au peuple de Dieu. Les évêques des USA, en ayant rédigé deux lettres pastorales importantes sur la paix et sur l’économie (1983 et 1986), avaient d’abord procédé à de nombreuses consultations. Une telle procédure fut considérée comme une des causes du document romain <em>Apostolos suos</em> (1998), interprétant de façon restrictive l’autorité magistérielle des conférences épiscopales. Rappelons aussi l’instruction de 1997 sur les synodes diocésains interdisant de mettre à l’ordre du jour des questions ne concordant pas avec la doctrine catholique, ou relevant de la discipline, c’est-à-dire de la seule autorité ecclésiale. Par contre, il semble que l’encyclique <em>Laudato si’</em> ait été précédée d’une consultation. De même, les consultations de l’ensemble du peuple de Dieu avant les synodes sur la famille de 2014 et 2015, dénotent une volonté de prendre en compte non seulement l’opinion, mais les convictions fondées des catholiques sur ce qui relève de leurs responsabilités. De son côté, le pape François évoque&nbsp;«&nbsp;le dialogue entre les personnes, les évêques et le pape&nbsp;» qui seul peut permettre l’action nécessaire de l’Esprit Saint. Le jeu de la parole en Église&nbsp;– quoi qu’il en soit du&nbsp;«&nbsp;dernier mot&nbsp;»&nbsp;– s’avère essentiel (Cf. document de la CTI, nos124-126)&nbsp;: est-il favorisé&nbsp;?</p>
<hr>
<p>Pour aider le lecteur à se retrouver dans ce vaste chantier, le présent numéro offre trois études. La première, due à Joseph Famerée de l’Université catholique de Louvain, porte sur l’émergence et l’histoire de la notion (et de ses déclinaisons&nbsp;: <em>sensus fidei</em>, <em>sensus fidelium</em>, etc.), sur son traitement à Vatican II. Elle est prolongée par la prise en compte de la réception du Concile, jusqu’au document de la Commission théologique internationale de 2014, mentionné plus haut. L’article aborde en particulier la distinction (souvent polémique) entre <em>sensus fidelium</em> et opinion publique, ainsi que les relations entre <em>sensus fidelium</em> et magistère et la fonction propre des théologiens. Sur la base de cette magistrale synthèse documentaire et historique, un deuxième article, composé par Jean-François Chiron de l’Université catholique de Lyon&nbsp;– que je remercie d’avoir collaboré à l’élaboration de ce numéro&nbsp;–, envisage l’actualité de la question&nbsp;: des textes du pape François, de son discours ecclésiologique et de ses gestes et démarches, se dégage-t-il une prise en compte et une théologie spécifique du <em>sensus fidei fidelium</em>&nbsp;? Quelles sont les procédures institutionnelles qui (à tâtons&nbsp;!) se mettent en place pour honorer davantage ce&nbsp;«&nbsp;sens qui est celui du peuple tout entier&nbsp;» (<em>LG</em>, 12) afin de le rendre opératoire&nbsp;? Quelles résistances s’y opposent-elles&nbsp;? Quelle diversité dans les façons de vivre le catholicisme se manifeste-t-elle dans une Église désormais perçue comme&nbsp;«&nbsp;polyèdre&nbsp;»&nbsp;?</p>
<p>Selon cette deuxième étude comme la précédente, le <em>sensus fidei fidelium </em>semble bien se situer dans l’«&nbsp;architecture&nbsp;» relationnelle, toute en tensions, de la tradition chrétienne. Dû au signataire de cet éditorial, un dernier article de ce numéro tente donc d’identifier la fonction précise de ce&nbsp;«&nbsp;sens&nbsp;» au sein d’un ensemble plus vaste&nbsp;: quelles sont les mutations historiques qu’il y a subies, et quelles sont les potentialités d’avenir qu’il contient en ce moment historique qui est le nôtre&nbsp;? Dans une telle situation, voire de non évidence de la proposition chrétienne, il semble décisif que la tradition chrétienne puisse compter sur cette&nbsp;«&nbsp;boussole&nbsp;» interne qui lui permet de se maintenir vivante. Souhaitons en conclusion qu’une intelligence approfondie de la fiabilité du <em>sensus fidei fidelium</em> aide nos Églises dans le nouveau processus de réception, engagé par l’Exhortation <em>Amoris laetitia</em> qui, cinquante ans après Vatican II, clôture le processus synodal de 2014 et de 2015.</p>
<p>L’article <a href="https://www.revue-rsr.com/edito/editorial-1041/">Éditorial (104/2)</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.revue-rsr.com">Recherches de Science Religieuse</a>.</p>
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