L’écriture de l’histoire dans le Christianisme ancien

par Michel FÉDOU

octobre-décembre 2004 - tome 92/4

Diminuer la taille Augmenter la taille

S’il est vrai que l’auteur des Actes des Apôtres peut être en un sens considéré comme le premier historien du christianisme, s’il est également vrai que les Ile et Ille siècles ont vu naître des écrits qui ont entre autres une portées historique (par ex. les « Chroniques » d’Hippolyte de Rome ou de Julien l’Africain), c’est avec Eusèbe de Césarée que surgit la conscience de produire, avec son Histoire ecclésiastique, quelque chose de nouveau : « Je suis, en effet, le premier, écrira-t-il, à m’avancer pour ainsi dire sur un chemin désert et inviolé. » Après avoir étudié l’oeuvre d’Eusèbe, M. Fédou présente ses continuateurs en Orient et en Occident avant d’examiner sa position par rapport à l’historiographie païenne et la manière dont les historiens plus tardifs ont interprété l’histoire de l’Eglise pendant et après la crise de l’arianisme.

The Writing of History in Ancient Christianity

If it is true that the author of the Acts of the Apostles can be considered in a sense the first historian of Christianity, and if it is also true that the 2rd and 3rd centuries saw the birth of writings that, among others, have a historical importance, (e.g., the “Chronicles” of Hippolytus of Rome or Julius Africanus), it is, nevertheless, Eusebius of Caesarea who gave rise to an awareness of producing something new with his Ecclesiastical History. He wrote: “I am, indeed, the first to go forward, as it were, on a deserted and inviolate road.” After studying the work of Eusebius, M. Fédou presents his commentaries on East and West before examining his position as regards pagan historiography and the manner in which later historians had interpreted the history of the Church during and after the crisis of Arianism.

Vous souhaitez lire l'article dans son intégralité