Le Fils de l’homme, titre eschatologique ou mission prophétique ?

Seul Jésus dans les Evangiles parle du Fils de l’homme, et si d’autres prononcent ce nom, c’est toujours en s’adressant à lui. Des disciples, des auditeurs, peuvent reprendre sa façon de parler, ils ne font jamais parler que lui, et jamais d’un autre que de lui. Les quatre-vingt textes évangéliques sur le Fils de l’homme ne suffisent pas à caractériser son personnage ni à définir son action. Mais ils expriment souvent de façon très libre ses réactions les plus personnelles. A ce titre, ils sont incomparables. Ils couvrent d’ailleurs assez largement les terrains abordés par les Evangiles. Si les annonces eschatologiques occupent facilement la première place, la présence du Fils de l’homme donne à ces perspectives toute leur ampleur. Même quand Jésus demeure silencieux ou discret, la présence du Fils de l’homme donne au récit et aux événements une portée nouvelle. L’évangile de Jean n’attache pas moins d’importance que les synoptiques au Fils de l’homme. Et s’il transforme l’image en

L’intérêt de la théologie pour le Jésus de l’histoire

A partir d’une problématique qui fait droit à la distinction entre historique et historicité, l’article de J. Moingt pose la question : en quoi la théologie s’intéresse-t-elle au Jésus de l’histoire ? à quoi il répond d’emblée : le théologien, en tant que discours sur Dieu et ouverture à la révélation et au salut pris globalement, s’intéresse de façon inéluctable au Jésus de l’histoire en tant que l’identité du Dieu des chrétiens est déterminée par son rapport d’identification à un personnage historique, Jésus de Nazareth. Proposant d’abord un parcours du symbole de foi pour vérifier cet intérêt de la foi pour l’histoire, il propose une approche théologique du Jésus de l’histoire par le retour à la question de Dieu aujourd’hui, rejoignant la question fondamentale qui est la question du sens.