Aux commencements astrologiques de l’apocalyptique juive

Souvent présentée en rupture avec le reste de la Bible hébraïque (ou Ancien Testament) et le Nouveau Testament parce qu’elle est une littérature de crise, l’apocalyptique juive antique s’inscrit aussi dans un continuum intellectuel : elle vise à comprendre et à prolonger la prophétie et la sagesse. Un des moteurs de cette permanence se trouve initialement hors du judaïsme ancien, comme l’attestent les manuscrits de Qumrân 4Q208 et 4Q209. Prodromes du Traité d’astronomie (1 Hénoch 72-82), ils témoignent de l’emprunt de conceptions du temps et de la durée dans l’astronomie, les mathématiques et l’astrologie mésopotamiennes, avant leur intégration à dessein dans l’apocalyptique juive.