Bulletin d’histoire moderne (114/2 – 2026)

Les ouvrages recensés dans ce bulletin sont regroupés en onze rubriques : I. Baptême et péché originel (1-3) II. Catholicisme britannique et irlandais (4-6) III. Écriture (7-8) IV. Grâce (9-10) V. Images (11-13) VI. Jésuites (14-17) VII. Juifs et chrétiens (18-19) VIII. Monachisme (20-23) IX. Mystique (24-25) X. Port-Royal (26-27) XI. Protestantisme (28-30) I. Baptême et péché originel 1. GOURDON Vincent, Histoire du baptême, du Moyen Âge à nos jours, Passés composés, Paris, 2024, 398 p. 2. HOURS Bernard, MEYER Frédéric, MILBACH Sylvain (dir.), Le péché originel (XVIe-XXe siècles). L’impossible dogme au défi de la modernité, « Chrétiens et Sociétés. Documents et Mémoires » 43, LARHRA, Lyon, 2022, 405 p. 3. DOHR-COMBE Myriam, FOSSURIER Carole, MARTIN Philippe (dir.), Les populations particulières dans les cimetières à l’époque moderne, « Patrimoines », Éd. du Cerf, Paris, 2023, 286 p. II. Catholicisme britannique et irlandais 4. KELLY James E., MCCAFFERTY John (direction de la série et du volume), The Oxford History of British and Irish Catholicism. Endings and New Beginnings,

Bulletin d’histoire religieuse et sociale du Moyen Âge (114/2 – 2026)

Les ouvrages recensés dans le présent bulletin sont regroupés en dix rubriques : I. Ordres militaires (1) II. Évêques, moines et chanoines (2-4) III. Papes, conciles, gouvernement de l’Église (5-9) IV. Hagiographie et sainteté (10-11) V. Culture, savoirs, pouvoirs (12) VI. Prédication, pastorale et religion des laïcs (13-15) VII. Orthodoxie et hérésie (16-18) VIII. Éditions de sources (19-22) I. Ordres militaires BAUDIN Arnaud, JOSSERAND Philippe (dir.), D’Orient en Occident. Les Templiers des origines à la fin du XIIe siècle, Snoeck, Gent, 2023, 415 p.  II. Évêques, moines et chanoines TIGNOLET Claire, Théodulf d’Orléans (vers 760-821). Histoire et mémoire d’un évêque carolingien, « Haut Moyen Âge », 46, Brepols, Turnhout, 2023, 291 p. DEFLOU-LECA Noëlle, MASSONI Anne (dir.), Monde canonial, monde monastique. Mutations et conversions de statuts, IXe-XIIe siècle, « Histoire », PUR, Rennes, 2024, 364 p. CARRAZ Damien, LE BLÉVEC Daniel, MASSONI Anne (dir.), Dossier « Chanoines et chapitres du Midi », Cahiers de Fanjeaux 58, Centre d’études historiques de Fanjeaux, Fanjeaux, 2024, 629 p. III. Papes, conciles, gouvernement de

La diplomatie du Saint-Siège dans les médiations internationales

Cet article propose une analyse de la médiation internationale du Saint-Siège comme pratique diplomatique spécifique, située à l’intersection du politique, du religieux et du normatif. En s’appuyant sur les apports de la science politique et des relations internationales, il montre que la médiation pontificale ne peut être assimilée à une technique neutre de gestion des conflits ni à celle des États neutres classiques. Fondée sur une « neutralité engagée », articulant normativité religieuse et intérêts ecclésiaux de long terme, cette diplomatie mobilise des formes de médiation variées – facilitatrices, relationnelles, transformationnelles ou testimoniales –, inscrites dans une temporalité longue et orientées vers la cohérence des processus de paix.

Bons offices et médiations du Saint-Siège de Léon XIII à François

Depuis la perte des États pontificaux, le Saint-Siège a été périodiquement désigné comme médiateur dans des conflits internationaux. Si ces interventions qui sortent du champ de son activité religieuse, encore qu’elles aient à voir avec la singulière autorité dont le pape est revêtu dans l’opinion publique mondiale, ont été freinées sous le pontificat de Pie XII, elles ont connu un extraordinaire développement entre le pontificat de Paul VI et celui de Jean-Paul II, dont l’intervention entre l’Argentine et le Chili au sujet du canal de Beagle a fait date. Ce mouvement ne n’est pas interrompu par la suite, comme en témoigne la médiation de François entre les États-Unis et Cuba qui a préludé au rapprochement entre Washington et la Havane. La médiation du Saint-Siège constitue donc l’une des modalités par lesquelles il promeut la paix dans un monde polycentrique et interconnecté.

Demande politique, réponse confessionnelle ? Les médiations de la communauté Sant’Egidio

Depuis la fin du monde bipolaire, la résolution des conflits est un champ pluriel investi par une variété d’acteurs non régaliens. Parmi ceux-ci, la communauté catholique de Sant’Egidio est régulièrement sollicitée par les diplomates. L’article interroge cette demande politique : elle procède d’un contexte international, et de l’histoire militante et religieuse du groupe. Cette histoire dote la communauté de ressources comparables à celles d’autres acteurs confessionnels, mais elle inscrit aussi son action dans un répertoire sécularisé et politique. Elle rencontre enfin des limites, internes comme contextuelles.

L’évolution du magistère sur la doctrine de la « guerre juste »

La tradition millénaire de la doctrine de la guerre juste est remise en question en 1917, lorsque Benoît XV qualifie la Grande Guerre de « massacre inutile ». Cependant, le magistère continue à proposer cette doctrine jusqu’à Jean XXIII, pour qui l’emploi possible des armes atomiques rend inacceptable toute guerre d’agression. Il reste toutefois le problème de l’autre circonstance de guerre juste : le recours aux armes pour légitime défense. Il est résolu par le pape François qui établit un lien entre l’adhésion à l’Évangile et la non-violence active. Mais l’actuelle multiplication des guerres d’agression a fait ressurgir la doctrine traditionnelle.

Système international et conflictualités contemporaines : comment comprendre les causes des conflits ?

L’article étudie les transformations du contexte international et leur effet sur les formes contemporaines de conflictualité. Il analyse la manière dont les transformations de l’architecture, de l’infrastructure et de l’écologie du système international altèrent les possibilités de conflit armé et de leur résolution, et présente le caractère des conflits armés contemporains, avant d’étudier le cas de la guerre en Ukraine comme révélateur des dynamiques analysées.

Editorial 114/2

Consacrer un numéro des RSR à la guerre mérite quelques commentaires. La paix semble un sujet beaucoup plus adapté à l’espérance chrétienne et aux discours des souverains pontifes depuis au moins Benoît XV. En 1917, ce dernier voyait dans la Grande Guerre un « massacre inutile ». Jean XXIII considérait la prolifération nucléaire de la « guerre froide » comme une raison supplémentaire pour plaider en faveur de la paix. Jean-Paul II, Benoît XVI firent de même. François affirma que seule la non-violence active était compatible avec l’annonce de l’Évangile. Alors, pourquoi parler de la guerre ? N’aurait-il pas été plus pertinent de faire un point sur la doctrine que l’Église semble désormais incarner, la « non-violence active », un pacifisme intégral ? Il vaut la peine d’y regarder de plus près et de distinguer les discours publics de l’Église et son action médiatrice pendant les conflits. On ne limitera pas dans ce dossier l’Église au Saint-Siège ni les chrétiens aux catholiques. Les discours qui promeuvent exclusivement la paix posent des

Bulletin de théologie morale (114/1 – 2026)

Comme pour les livraisons précédentes, notre bulletin de théologie morale se concentre sur les questions de morale fondamentale. Il cherche donc à examiner cette discipline tant dans son travail de fond concernant sa méthode (place de la Bible, de la Révélation, de la philosophie, des sciences humaines et autres disciplines), que dans la créativité qui se manifeste dans la rencontre avec les thématiques nouvelles issues de l’actualité sociale et ecclésiale et de la réflexion contemporaine. Des ouvrages plus centrés sur une thématique particulière peuvent donc y être inclus lorsque leur exposé met en relief une dimension plus fondamentale. Trois parties composent ce bulletin. La première partie continue le dialogue suscité par l’exhortation apostolique post-synodale Amoris laetitia (dont nous fêtons les 10 ans en 2026) et la possibilité que celle-ci ouvre un nouveau chemin, voire suscite un nouveau paradigme de théologie morale. La deuxième partie aborde les ouvrages qui traitent de l’histoire de la théologie morale dans la Tradition catholique, avec