Bons offices et médiations du Saint-Siège de Léon XIII à François

Depuis la perte des États pontificaux, le Saint-Siège a été périodiquement désigné comme médiateur dans des conflits internationaux. Si ces interventions qui sortent du champ de son activité religieuse, encore qu’elles aient à voir avec la singulière autorité dont le pape est revêtu dans l’opinion publique mondiale, ont été freinées sous le pontificat de Pie XII, elles ont connu un extraordinaire développement entre le pontificat de Paul VI et celui de Jean-Paul II, dont l’intervention entre l’Argentine et le Chili au sujet du canal de Beagle a fait date. Ce mouvement ne n’est pas interrompu par la suite, comme en témoigne la médiation de François entre les États-Unis et Cuba qui a préludé au rapprochement entre Washington et la Havane. La médiation du Saint-Siège constitue donc l’une des modalités par lesquelles il promeut la paix dans un monde polycentrique et interconnecté.

Demande politique, réponse confessionnelle ? Les médiations de la communauté Sant’Egidio

Depuis la fin du monde bipolaire, la résolution des conflits est un champ pluriel investi par une variété d’acteurs non régaliens. Parmi ceux-ci, la communauté catholique de Sant’Egidio est régulièrement sollicitée par les diplomates. L’article interroge cette demande politique : elle procède d’un contexte international, et de l’histoire militante et religieuse du groupe. Cette histoire dote la communauté de ressources comparables à celles d’autres acteurs confessionnels, mais elle inscrit aussi son action dans un répertoire sécularisé et politique. Elle rencontre enfin des limites, internes comme contextuelles.

Dieu a changé. Où le trouver ?

Toutes les recherches le montrent : en Europe, la représentation de Dieu a changé. Lorsque son existence n’est pas niée ou lorsqu’elle n’est pas marquée par le doute, la vision de Dieu comme étant une personne s’efface très souvent au profit de sa conception comme étant une force ou un esprit anonyme. Et de transcendant, il devient parfois immanent. Ce n’est donc plus nécessairement dans la religion qu’on le cherche mais bien dans la nature, les arts… Pour beaucoup dès lors, il n’est plus question de religion mais bien de spiritualité.