Jésus – Christ, Dieu – Trinité (2) Bulletin de théologie systématique 99/4

Les parties I à III (christologie) ont paru dans RSR 99 (2011), 287-316. IV. Question de Dieu 25. Ingolf U. Dalfert et Philippe Stoelger (éd.), Gott Nennen, Mohr Siebeck, Tübingen, 2008, 326 p. 26. João Manuel Duque, Dizer Deus na Pós-modernidade, Livraria Alcalá, 2003, 391 p. 27. Burkhard Neumann, „Gott Alles in Allem“ (1 Kor 15, 28). Eine Studie zum eschatologischen Denken Franz-Anton Staudenmeiers, « Müsterische Beiträge zur Theologie », N° 68, Aschendorff, Münster, 2010, 351 p. 28. François-Xavier Nguyen Tien Dung, La foi au Dieu des chrétiens, gage d’un authentique humanisme. Henri de Lubac face à l’humanisme athée, « Théologie à l’Université », N° 13, Desclée de Brouwer, Paris, 2010, 512 p. 29. Paul Tillich, Théologie systématique. Cinquième partie : L’histoire et le Royaume de Dieu (Trad. d’André Gounelle et de Jean-Marc Saint en collaboration avec Claude Conedera), Les Presses de l’Université de Laval – Éditions du Cerf – Labor et fides, Québec – Paris – Genève, 2010, 237 p. 30. Wolfhart Pannenberg, Théologie systématique, vol. 1, « Cogitatio fidei », N° 268, Éditions

Bulletin d’histoire des idées médiévales 99/4

I. Transversales 1. Gilbert Dahan, Lire la Bible au Moyen Âge. Essais d’herméneutique médiévale, Droz, « Titre courant » 38, Genève, 2009, 448 p. 2. Nicole Bériou, Béatrice Caseau et Dominique Rigaux (éds), Pratiques de l’eucharistie dans les Églises d’Orient et d’Occident (Antiquité et Moyen Âge), Vol. I : L’institution ; Vol. II : Les réceptions, Institut d’études augustiniennes, « Moyen Âge et Temps Modernes » 45 et 46, Paris, 2009, 614 et 1336 p. 3. Alessandro Barbero, Histoire de croisades, traduit de l’italien par Jean-Marc Mondosio, Flammarion, « Champs histoire », Paris, 2010, 125 p. 4. Jean Flori, La croix, la tiare et l’épée. La croisade confisquée, Payot, « Histoire », Paris, 2010, 351 p. II. VIe-VIIIe siècles 5. Marie-Céline Isaïa, Remi de Reims. Mémoire d’un saint, histoire d’une Église, Cerf, Paris, 2010, 919 p. 6. Vie de Césaire d’Arles. Texte critique de Dom G. Morin, Introduction, révision du texte-critique, traduction, notes et index par M.-J. Delage avec la collaboration de M. Heijmans, Cerf, « Sources chrétiennes » 536, Paris, 2010, 357 p. 7. Grégoire le grand,

Du nouveau dans la recherche sur le « modernisme »

L’évaluation historique et théologique de ce qu’il est convenu d’appeler le « modernisme » a été périodiquement relancée par l’exploration approfondie de documents jusqu’alors inaccessibles ou non publiés. Ces dernières années, notre connaissance de cette « crise » s’est à nouveau enrichie, en aval et en amont. En aval, en raison de la publication des expertises et débats des congrégations romaines de l’Index et du Saint Office, préparatoires à la censure de quelques oeuvres d’Alfred Loisy (1903) et au décret Lamentabili sane exitu (1907). En amont, par l’édition de ses Essais d’histoire et de philosophie religieuses (1899), jamais publiés du vivant de son auteur mais utilisés par lui comme « carrière » pour la composition de ses célèbres articles de la Revue du Clergé Français. Certes, l’importance décisive de telle circonstance, de telle intervention ou de telle personnalité paraît ainsi dans une lumière plus vive ; mais l’enjeu majeur de ces parutions est l’évaluation à long terme de la « crise moderniste ».

Jésus et l’histoire. À propos des travaux de John P. Meier

Comment aborder le personnage de Jésus de Nazareth selon une perspective strictement historique ? Pour bien comprendre et répondre à cette question, on propose ici de distinguer de manière claire et tranchée le point de vue de l’histoire en milieu scientifique et celui de l’histoire en milieu théologique. Les travaux de John P. Meier, qui serviront d’exemple significatif, posent la question suivante : sa recherche sur Jésus relève-t-elle de l’histoire en science ou de l’histoire en théologie ? Après avoir rappelé et précisé les attendus et méthodes de la recherche historique sur Jésus de Nazareth en milieu théologique puis en milieu scientifique, l’auteur voudrait plaider ici pour une épistémologie de la recherche sur Jésus de Nazareth en histoire.

La clarté d’une fin : l’interprétation historico-critique de la Bible

Si, par rapport à l’avant-propos du premier tome (cf. l’article du même auteur sur ce tome dans RSR 96/2 [2008], 219-240), on doit prendre acte d’une plus grande rigueur de vocabulaire dans ce second tome, la lecture de l’avant-propos oblige encore à revenir sur ce qui avait provoqué un certain malaise : une conception par trop étroite de ce qu’il faut rigoureusement désigner soit comme « approche critique », ou « approche historico-critique », « critique » ou « recherche historico-critique », ou « exégèse critique ».Dans ce second tome, J. Ratzinger / Benoît XVI affirme un peu trop vite que « l’interprétation historico-critique a donné tout ce qu’elle avait à donner » et offre un propos quelque peu simplificateur lorsqu’il considère le travail de l’exégèse de notre époque en le taxant non seulement d’« herméneutique positiviste », mais aussi de « devenir théologiquement insignifiant ».

Le principe « pour »

Questionner Jésus de Nazareth, l’oeuvre pour le moment bipartite de Benoît XVI-Joseph Ratzinger, c’est aussi chercher à identifier le genre littéraire de cet objet théologique dont l’auteur doit assumer à la fois le théologienqu’il reste, toujours sujet et objet de critique, et le pape qu’il est devenu, en charge du magistère doctrinal dans l’Église catholique. S’il y a bien une différence entre les deux, que Benoît XVI affirme savoir distinguer, il y a également une unité profonde de l’auteur, qui est aussi celle du Jésus qu’il veut présenter. Le narrateur se met sur le chemin de Celui dont il veut déployer toute la puissance d’être et, ce faisant, avoue ce qu’il doit au Seigneur de Guardini. Le genre littéraire du Jésus de Nazareth de Benoît XVI se présente alors comme une apologie évangélique narrative, raisonnée, de Jésus de Nazareth, Christ et Seigneur. En filigrane, l’auteur raconte aussi son histoire, celle d’une relation profonde au Christ qui l’a fait devenir le

Remarques sur quelques remarques

Dans le numéro 98/1 (2011) des RSR, la revue avait consacré un dossier au thème « Philosopher en théologie », et, dans ce cadre, porté une particulière attention à certaines des thèses que, sur cette frontière, le travail de l’auteur permettrait d’avancer. L’article présent offre une réponse à certaines des objections alors formulées. Il voudrait par là dissiper quelques mécompréhensions, en apportant des précisions sur trois points que les auteurs du numéro 98/1 (2011) discutaient : la question du transcendantal, celle de la distinction des théologies et enfin les questions conjointes de la passivité, de l’urgence et de l’herméneutique.

Bulletin Johannique 100/1 (2012)

I. Quatrième évangile 1. Harold W. Attridge, Essays on John and Hebrews, WUNT 264, Mohr Siebeck, Tübingen, 2010, 444 p. 2. Craig L. Blomberg, The Historical Reliability of John’s Gospel : Issues and Commentary, Inter-Varsity Press, Downers Grove, 2001, 352 p. 3. Joan Cecelia Campbell, Kinship Relations in the Gospel of John, The Catholical Quarterly Monograph Series 42, Washington, 2007, 250 p. 4. Warren Carter, John and Empire. Initial Explorations, T&T Clark, New York/Londres, 2008, 424 p. 5. Nicolas Farelly, The Disciples in the Fourth Gospel. A Narrative Analysis of their Faith and Understanding, WUNT II 290, Mohr Siebeck, Tübingen, 2010, 260 p. 6. Anthony Le Donne and Tom Thatcher, The Fourth Gospel in First-Century Media Culture, T&T Clark, Library of New Testament Studies 426, 2011, 284 p. 7. Alain Marchadour, “Venez et vous verrez”- Nouveau commentaire de l’Évangile de Jean, Bayard, Paris, 2011, 540 p. 8. Elizabeth W. Mburu, Qumran and the Origins of Johannine Language and Symbolism, T&T Clark, Jewish

Bulletin de Judaïsme ancien (1) 100/1 (2012)

I. Juifs et chrétiens à leur croisée des chemins En 1972, il y a exactement quarante ans, répondant à la demande confiante du R.P. Joseph Moingt, j’inaugurai ce Bulletin, intitulé d’abord « de littérature intertestamentaire ». La matière se révéla de plus en plus ample et diversifiée, les champs d’investigation se présentant soit simultanément soit par vagues successives. Elle en vint à couvrir le contexte politique, social et culturel de Iouda et de la Diaspora, la littérature des Apocryphes ou des Pseudépigraphes, la Septante et les autres versions grecques des livres saints, les traductions araméennes ou targums, les écrits de la mer Morte, le corpus rabbinique dans ses périodes de formation, les textes mystiques ou veine de la Merkabah. Assez vite, nous optâmes pour la formule englobante « judaïsme ancien ». À travers des centaines, voire un bon millier, de livres recensés, tout un pan du monde antique revivait, de nouveaux modèles venant parfois détrôner les anciens schémas qui s’imposaient néanmoins comme classiques ; la compartimentation des