Le problème de l’extension du Canon des Écritures
L’examen du « canon des Ecritures », après la consécration de l’expression par Athanase au IVe siècle, révèle d’abord une époque où une certaine fluidité caractérisait la réflexion sur l’extension des Ecritures et sur leurs limites. A partir du IVe siècle, une mutation décisive se produit, à laquelle il faut adjoindre une autre évolution sémantique préparée de longue date à travers l’emploi de diatèkè, traduit en latin par testamentum. Ainsi apparaissent deux temps forts dans l’histoire des Ecritures aux premiers siècles du christianisme. Le premier (fin du IIe siècle, début du IIIe) est celui de l’extension du concept de livre saint à d’autres textes que les écrits hérités du judaïsme ; le second, dans la seconde moitié du IVe siècle, est celui des efforts de délimitation de l’Ancien et du Nouveau Testament, des décisions prises pour trancher les débats, commencés deux siècles plus tôt. L’examen de quelques-uns des problèmes que pose l’extension du canon et qui s’offrent ici à l’historien confirme qu’ils ne sont