Une anthropologie des relations

La conversion écologique à laquelle nous invite l’encyclique Laudato si’ constitue un véritable changement de paradigme qui place la relation au cœur de l’existence : une invitation à concevoir la relation non pas comme un moyen pour vivre, mais comme la vie elle-même. Ce changement suppose une « dés-instrumentalisation » et une « endogénéisation » de la relation. Cette démarche sera esquissée à l’aide de trois approches qui seront mises en dialogue : celle sous-jacente dans la conversion écologique, celle associée à la valeur économique, et celle véhiculée par la mésologie. En guise de conclusion, l’expérience pratique du label Église verte servira pour illustrer une démarche de conversion écologique fondée dans la dimension relationnelle de la vie.