Éditorial (79/4)

Le champ des sciences religieuses et théologiques que la Revue a vocation à couvrir est si vaste qu’elle ne fait que de rares incursions dans le domaine, lui aussi considérable, de la spiritualité, de son histoire et de sa théologie. Aucun de nos lecteurs ne s’étonnera cependant qu’une revue de la Compagnie de Jésus ne tienne à célébrer son fondateur et son acte de fondation, le 450e anniversaire de la naissance d’Ignace de Loyola, associé au 400e anniversaire de l’approbation romaine de la Compagnie. Les nombreuses publications, réunions académiques et manifestations publiques qui ont salué ce double événement en beaucoup de pays au cours de l’année 1991 attestent la place encore occupée par les fondations ignatiennes dans la culture de notre vieille Europe, elle-même à la veille d’une nouvelle étape capitale de son histoire. Mais l’évocation du passé ne nous détournera pas du présent, car nous chercherons plutôt à les éclairer et féconder l’un par l’autre, soumettant la pensée d’Ignace