Une philosophie de la nature aujourd’hui : état des lieux
À lire le dernier essai de Pierre Kerzberg, ce que nous appelons la nature n’est plus que l’ombre d’elle-même. Avons-nous donc vraiment perdu la nature ? Ne sommes-nous pas en train de redécouvrir ce qu’elle est et ce qu’elle vaut ? Une certaine effervescence existe de fait aujourd’hui qui rend probable un intérêt nouveau pour une philosophie de la nature. Mais discerner ce qu’il en est exactement exige une certaine attention à une longue histoire. La philosophie de la nature que l’on a perdue depuis longtemps et qui éveille toujours la nostalgie est celle des Anciens. Les philosophies modernes de la nature, elles, ne répondent plus au programme de ces cosmologies antiques et médiévales dont le propos est clairement ontologique. Au vu des possibilités qu’atteste l’histoire des philosophies de la nature, on ne peut envisager la situation actuelle à partir de la simple alternative du retour ou du non retour d’une philosophie de la nature que l’on situe en fait dans l’optique