Théologien dans un comité national d’éthique
Les personnes appelées à faire partie d’un comité national d’éthique sont choisies à raison de leurs connaissances pratiques d’un domaine de la recherche biomédicale, ou d’un secteur particulier de la vie sociale, ou d’une tradition philosophique ou spirituelle, – le théologien entrant évidemment dans cette troisième catégorie sans être pour autant le représentant attitré d’une Église. Le bon fonctionnement du comité requiert, comme première base éthique, un apprentissage de la communication entre ces différents experts et une grande attention aux données techniques des questions à élucider. Chaque groupe d’experts aborde, en effet, les enjeux éthiques de ces questions du point de vue propre à leurs disciplines professionnelles ; cependant, à défaut d’intérêts ou de convergences idéologiques, des références communes à la dignité de la personne, aux droits de l’homme, au devoir moral, à la responsabilité, permettent de négocier des compromis prudentiels entre des valeurs opposées. Le théologien intervient dans ces débats, souvent de concert avec le philosophe, pour approfondir l’approche rationnelle des