Remarques sur quelques remarques

Dans le numéro 98/1 (2011) des RSR, la revue avait consacré un dossier au thème « Philosopher en théologie », et, dans ce cadre, porté une particulière attention à certaines des thèses que, sur cette frontière, le travail de l’auteur permettrait d’avancer. L’article présent offre une réponse à certaines des objections alors formulées. Il voudrait par là dissiper quelques mécompréhensions, en apportant des précisions sur trois points que les auteurs du numéro 98/1 (2011) discutaient : la question du transcendantal, celle de la distinction des théologies et enfin les questions conjointes de la passivité, de l’urgence et de l’herméneutique.

La portée révélatrice des miracles de Jésus

Une première partie se donne pour tâche de faire apparaître que, loin de tout miser sur le caractère extra-ordinaire et merveilleux des « miracles » de Jésus, les récits évangéliques frappent plutôt par la « réserve » et la « discrétion » avec lesquelles ils rapportent ces actions étonnantes. Il est alors en un second temps possible, en référence à la Résurrection du même Jésus, de préciser non seulement en quoi lesdits miracles peuvent être tenus pour révélateurs de Dieu, mais plus globalement ce qu’ils sont susceptibles d’éclairer concernant l’œuvre de Dieu en général.