Réforme liturgique et église locale

L’article analyse la question de la réforme liturgique après Vatican II au niveau de l’Église locale, en tentant de définir la juste relation entre l’ordre (liturgique) et la liberté et la la possibilité de procéder à des adaptations concrètes en fonction de la situation pastorale. Le conflit autour du nouveau rituel allemand des obsèques, publié en 2009, sert d’entrée en matière. Dans un deuxième temps, l’article présente un éventail des résultats d’une enquête qualitative sur la liturgie de Carême et de Pâques, pour dresser ensuite un bilan théologique s’intéressant à la question de fond qui se tient à l’arrière-plan de tout ce débat : la condition de possibilité de penser de façon appropriée le primat de l’action de Dieu dans la liturgie, qui, seule, porte et rend possible la réponse de l’homme.

La place de la Constitution sur la liturgie dans l’herméneutique de Vatican II

En matière d’herméneutique de Vatican II, il existe une sorte de ligne de démarcation entre l’approche des liturgistes et celle des autres interprètes du corpus conciliaire. D’un côté, les exégètes de la Constitution sur la liturgie sont habituellement dépendants de la relation entre le texte même de Sacrosanctum concilium et sa mise en application dans la réforme liturgique. De l’autre côté, les travaux sur Vatican II font relativement peu de place à la Constitution sur la liturgie. En partant de ce constat, et en s’appuyant sur la recherche récente concernant l’herméneutique du Concile, l’article tente de penser une place renouvelée de la Constitution Sacrosanctum concilium dans cette recherche.