Qohéleth et le Sutra du diamant, sagesses biblique et bouddhique

Dans la Bible et le bouddhisme Mahāyāna, du Grand Véhicule, la littérature dite sapientielle occupe une place déterminante, tant en raison de son volume que de sa vivifiante signification pour l’ensemble de chacune de ces traditions. Cet essai cherche à comparer ces deux types de littérature à partir d’un ancrage textuel précis dans chacune d’entre elles : le Sūtra du diamant pour le bouddhisme Mahāyāna, et l’Ecclésiaste ou livre de Qohéleth pour la Bible. L’auteur invite à une rencontre en vérité des traditions bouddhiste et judéo-chrétienne, qui exige de prendre le risque de comparer deux de leurs textes fondateurs.

Le mystère d’Israël dans l’oeuvre de Jacques Maritain

Le 28 octobre 1965, Paul VI promulguait la déclaration conciliaire Nostra aetate, traitant du rapport de l’Église catholique avec les religions non-chrétiennes. Au paragraphe 4 intitulé « de la religion juive », le Magistère de l’Église catholique se prononce pour la première fois sur le lien qui l’unit au peuple de la première Alliance, rompant ainsi avec l’antique enseignement sur les Juifs déicides et rejetés par Dieu. Jacques Maritain peut être considéré comme un pionnier du nouveau discours chrétien sur les Juifs, qu’il développa dans le contexte d’une France rongée par l’antisémitisme et la montée du nazisme. En analysant la pensée de Maritain sur ce qu’il appelait le mystère d’Israël, l’auteure nous montre en quoi celui-ci s’inscrit et prépare le document conciliaire mais aussi quelles pistes sont encore à exploiter par la théologie.