Éditorial (106/4 – 2018)

Connues pour leurs dossiers et leurs bulletins scientifiques, les Recherches de Science Religieuse, n’ont pas pour autant abandonné la vieille coutume des numéros Varia. Ceux-ci permettent en effet d’accueillir quelques-uns des articles envoyés à la Rédaction, parfois par de jeunes chercheurs, et d’approcher une question d’actualité, ou encore de poursuivre un débat suscité par un précédent dossier de la Revue.

Éditorial (106/3 – 2018)

Dossier préparatoire du 26e colloque des RSR (Paris, 8-10 novembre 2018) Tel qu’il est formulé, le titre du prochain colloque des Recherches de Science Religieuse et de ce dossier préparatoire prend position dans un débat déjà ancien. Suscité par des travaux historiques, entrepris autour du concile Vatican II, il a opposé, en 1961, un Hans Küng à un Joseph Ratzinger. Le premier établissait un rapport intrinsèque entre « l’Église comme concile œcuménique convoqué par Dieu » et « le concile œcuménique convoqué par les hommes comme représentation du concile œcuménique convoqué par Dieu » (ThQ 141 [1961], 56 et 60). Le second contestait cette équivalence : « Le Concile ne s’appelle pas ekklesia, il s’appelle synedrion ; il ne représente pas l’Église, il n’est pas l’Église comme l’est au contraire toute célébration eucharistique, il n’est dans l’Église qu’un service déterminé » (Catholica 15 [1961], 292-304 ; Le nouveau peuple de Dieu, Aubier, Paris, 1971, 88). Depuis ces débats suscités par la convocation du concile Vatican II, des évolutions significatives se sont produites. Rappelons en premier lieu les recherches historiques de grande envergure sur

Éditorial (106/2 – 2018)

Parler aujourd’hui de la Providence par Dans l’actuel processus de « réinterprétation » du mystère chrétien, la question de la Providence divine joue un rôle-clé. Que disent les chrétiens quand, s’adressant à Dieu, ils lui demandent d’accomplir Sa volonté ? Que font-ils quand ils lui attribuent une volonté, un désir, un dessein ?