L’évolution du magistère sur la doctrine de la « guerre juste »

La tradition millénaire de la doctrine de la guerre juste est remise en question en 1917, lorsque Benoît XV qualifie la Grande Guerre de « massacre inutile ». Cependant, le magistère continue à proposer cette doctrine jusqu’à Jean XXIII, pour qui l’emploi possible des armes atomiques rend inacceptable toute guerre d’agression. Il reste toutefois le problème de l’autre circonstance de guerre juste : le recours aux armes pour légitime défense. Il est résolu par le pape François qui établit un lien entre l’adhésion à l’Évangile et la non-violence active. Mais l’actuelle multiplication des guerres d’agression a fait ressurgir la doctrine traditionnelle.

À l’occasion du cinquantenaire de Medellín. « Tout autre est la tradition européenne »

L’article montre que la synodalité au-delà des limites des Églises particulières est concentrée dans l’action habituelle de collaboration des évêques au sein des conférences épiscopales et du CCEE, où, selon LG, se réalise concrètement le « sentiment collégial » qui lie les évêques entre eux. Mais l’expérience conciliaire, due au rassemblement d’Églises particulières, est restreinte ce qui mérite une analyse afin de permettre une comparaison avec la situation du continent sud-américain. Cette réflexion se fera à partir du Code de droit canonique et de l’action et discours du pape François. Elle mettra en valeur l’expérience conciliaire dans les rassemblements d’Églises particulières.