Quand les femmes font de la théologie dans les Églises de la Réforme

Cette contribution de théologie pratique montre divers seuils et parcours typiques de la manière dont les femmes protestantes se sont investies par leurs compétences théologiques dans les Églises « historiques » issues de la Réforme, avec quelques éclairages également concernant des personnalités d’Églises évangéliques : de la maison à des engagements sociaux, des Églises aux lieux internationaux, des universités aux presbytères et à l’espace public. On ne suivra pas les travaux d’universitaires, mais les théologiennes « de terrain », même si les frontières sont poreuses. Il apparaît qu’on ne saurait parler ni de théologie « de femmes » ni « du féminin », ni « féministe », la manière de s’engager et de raisonner étant pourtant clairement « réformiste » – réformatrice.

Qui sont les femmes qui enseignent en théologie dans un cadre catholique en France ?

L’objectif de l’article est de décrire qui sont les théologiennes enseignantes en France, d’abord en resituant les femmes parmi les laïcs dans la première moitié du XXe siècle, en examinant ensuite l’histoire propre des religieuses en matière de formation et d’enseignement théologique. L’exemple de l’Institut Catholique de Paris permet de présenter concrètement les étapes de l’entrée des femmes dans la théologie universitaire. Deux axes de réflexion sont déployés : la différence entre étudier et enseigner et le caractère singulier de la manière dont les théologiennes enseignantes en France se positionnent.