Bulletin philosophie et christianisme (105/1 – 2017)

Institut catholique de Paris – Université Humboldt de Berlin Les ouvrages recensés dans le présent bulletin s’inscrivent dans une ellipse dont les deux foyers, qui ne se confondent pas avec un partage disciplinaire strict, sont la « religion » et «l’homme ». I. Introduire philosophiquement à la « philosophie de la religion » 1. Delecroix Vincent, Ceci n’est point le pays de la vérité. Introduction à la philosophie de la religion, Félin, Paris, 2015, 1009 p. 2. Perone Ugo, L’essenza della religione, Queriniana, Brescia, 2015, 135 p. 3. Bancalari Stefano, Logica dell’épochè. Per un’introduzione alla fenomenologia della religione, ETS, Pisa, 2013, 306 p. II. Autour du théologico-politique 4. Delecroix Vincent, Apocalypse du politique, Desclée de Brouwer, Paris, 2016, 363 p. 5. Valadier Paul, Sagesse biblique, sagesse politique, Salvator, Paris, 2015, 187 p. III. Questions disputées 6. Guibal Francis, Faut-il renoncer à la métaphysique ?, Facultés Jésuites de Paris, Paris, 2016, 276 p. 7. Capelle-Dumont Philippe, Finitude et Mystère III, « Philosophie & Théologie », Éd. du Cerf, Paris, 2016, 233 p. 8. Dalferth

Bulletin théologie systématique : Dieu-Trinité (105/1 – 2017)

Institut Catholique de Paris – Faculté de Théologie et de Sciences Religieuses Collège doctoral « Religion, culture et société » (EA 7403) Par le choix de quelques ouvrages d’importance – dont certains ne bénéficient que d’une diffusion trop confidentielle – nous signons notre premier bulletin de théologie trinitaire jusqu’alors tenu magistralement par Christoph Theobald. Une deuxième livraison laissera la part belle à la littérature théologique s’enquérant de la doctrine trinitaire sous l’angle de nouvelles synthèses. Ce premier bulletin est d’intention plus modeste, centré sur des tentatives de relecture critique d’une tradition de pensée tributaire d’une grammaire conceptuelle puisant ses ressources dans l’organon métaphysique. Les ouvrages en question sont déjà des tentatives de « sortie » ou de refonte des catégories d’usage. Il y a encore en théologie trinitaire un « impensé », virtuellement contenu dans des catégories qui semblent, à première vue, avoir épuisé, ou pire, avoir résolu l’indicible et le révélé. Le bulletin s’ouvre par une Trinité contestée, au siècle de Louis le Grand, et c’est l’ombre de Platon qui vient

Éditorial (105/1)

LA CHRISTOLOGIE APRÈS AUSCHWITZ UN PROGRAMME Dans l’éditorial du dossier Christianisme et judaïsme depuis Nostra ætate (RSR 103/3 [2015], 323), nous avions annoncé d’emblée que nous ne pourrions en rester à ce bilan. S’imposait alors de revenir sur la question christologique, tenue trop en retrait du faisceau de thèmes abordés dans ce numéro de 2015. Elle en représentait pourtant le centre secret, déterminant en définitive les rapports, ô combien complexes, entre juifs et chrétiens. Or, à regarder de près les évolutions de la christologie au XXe siècle, on ne peut nier que l’inqualifiable « événement d’Auschwitz » y avait déclenché comme des ondes de choc. Touchant alors au cœur du judaïsme, comment l’événement aurait pu ne pas atteindre aussi le centre de l’identité chrétienne, interroger la responsabilité des chrétiens et mettre gravement en cause la crédibilité du christianisme ? Ainsi fut provoqué un vaste travail de mémoire et de révision, rendant désormais impossible de maintenir l’idée de « substitution » de la voie chrétienne au judaïsme, idée

Bulletin d’anthropologie théologique (104/4 – 2016)

Université catholique de Lille – Faculté de théologie Le premier bulletin d’anthropologie théologique s’était ouvert par une présentation de la discipline et de ses subdivisions, suivie d’une recension spécialement approfondie de la Theologische Anthropologie de Thomas Pröpper (2011). Il s’était conclu par un questionnement sur la future réception de cette œuvre monumentale. Puisque plusieurs ouvrages recensés dans ce second bulletin y contribuent, le lecteur est invité à se reporter à ladite recension (RSR 101/2 [2013]) et à l’article sur « Grâce et liberté » (RSR 102/1 [2014]) dans lequel elle a été complétée. Dans les pages qui suivent, il sera fait plusieurs fois référence à l’ontologie structurale que, sous autant de variantes, trois philosophes ont élaborée dans les dernières décennies, en opposition déclarée à l’ontologie classique de la substance. Ces réflexions, quoique pénétrantes, créatives et particulièrement propices au renouvellement de la pensée métaphysique en théologie, sont peu connues en France. En voici donc une évocation synthétique. Elles furent proposées successivement par le grand philosophe

Bulletin de théologie systématique (1) : Jésus-Christ (104/4 – 2016)

, Centre Sèvres – Facultés jésuites de Paris Ayant été chargé depuis 2007 de deux Bulletins critiques de théologie systématique sous l’unique titre « Jésus – Christ, Dieu – Trinité », un nouveau découpage fait que l’auteur recense désormais les travaux de christologie, laissant les ouvrages de théologie trinitaire à Vincent Holzer. Qu’il soit vivement remercié d’avoir accepté cette tâche. I. Jésus et l’Église naissante 1. Jean-Noël Aletti, Jésus, une vie à raconter. Essai sur le genre littéraire des évangiles de Matthieu, de Marc et de Luc, Lessius, Namur, 2016, 155 p. 2. Jacques Schlosser, Le groupe des Douze. Les lueurs de l’histoire, Éd. du Cerf, Paris, 2014, 119 p. 3. Armand Puig I Tàrrech, Jésus. Une biographie historique, DDB, Paris, 2016, 837 p. 4. José Antonio Pagola, Jésus. Approche historique, Éd. du Cerf, Paris, 2012, 543 p. 5. John Shelby Spong, Jésus pour le XXIe siècle, Karthala, Paris, 2014, 328 p. 6. Gerhard Lohfink, Gesù di Nazaret. Cosa volle – Chi fu, Queriniana, Brescia, 2014,

Un développement spirituel vers une nouvelle naissance à tout âge

Il n’y a pas d’âge pour la catéchèse et les sacrements ! Le brouillage sociologique des âges de la vie provoque la pratique ecclésiale à mobiliser des ressources pastorales et catéchétiques pour accompagner la croissance intérieure vers l’engendrement de l’homme nouveau. Le modèle du catéchuménat, avec ses seuils individuels et communautaires et sa pédagogie d’initiation intergénérationnelle, peut s’appliquer aux différents moments de la maturité de l’existence et permettre à chacun(e), selon une catéchèse de cheminement, de trouver son identité humaine et spirituelle (son « ipséité », dirait P. Ricœur).

« Vivre dans le temps présent avec réserve, justice et piété » (Tt.*), peut-il être désirable ?

À partir de la recommandation de l’auteur de la lettre à Tite, l’article, après avoir reparcouru la réélaboration théologique contemporaine autour d’une christologie eschatologique conduisant in fine à la notion de réserve eschatologique, examine la notion de réserve comme une attitude qui peut renouveler toutes les relations de la vie et permettre de mettre l’accent sur des notions anthropologiques tel que la perte, la fraternité, la vocation, en lien avec les conseils évangéliques.