Que dit-on, quand on dit Dieu créateur ?
Les analyses linguistiques modernes ont mis en lumière une dimension de la communication humaine qui est de l’ordre de la promesse, et qui est applicable au langage de la création. Tout récit de commencement est mythique et symbolique, en tant qu’il relève de l’imagination et qu’il implique la foi dans une promesse d’avenir. Dans la Bible, les récits de création disent l’Alliance de Dieu avec l’humanité, dont l’histoire est précédée par l’acte créateur de l’univers. S’intéressant à l’histoire de la nature à la suite de Newton, Kant fera de l’idée de Dieu un principe, non de connaissance d’un objet, mais de régulation de la recherche, et il accepte de parler d’une finalité de la création pour rendre compte de la liberté humaine. Le paradigme de la création relève d’une pensée de l’agir libre et s’impose quand il est question de l’avenir. L’excès du monde où vit l’homme provoque son admiration et lui donne le pressentiment de la transcendance. De nos