La dimension ecclésiale de la foi aujourd’hui

La dimension « ecclésiale » de la foi catholique ne parvient pas à s’inscrire dans l’état présent de la culture postmoderne sous une forme communautaire crédible. Si nous vivons le temps d’une « exculturation du catholicisme » cela peut se dire « Nous n’avons pas l’Église qu’il nous faut ». On pourra aussi dire « L’Église doit changer pour faire face au tournant civilisationnel dans lequel elle se trouve prise avec l’ensemble de l’humanité ». N’est-ce pas faute de trouver son point d’application dans la vie sociale de nos contemporains, que notre catholicisme se trouve en quelque sorte « flottant » ?

Que faire des différences ?

La « différence » suppose l’ « altérité » des éléments entre lesquels elle est établie ou constatée, elle suppose, également, une comparaison ou un ordre entre ces éléments. Les deux terrains où ces catégories sont plus particulièrement en jeu sont la différence entre « l’humain » et le « non humain » et la différence entre l’homme et la femme. L’article analyse la mise en cause, à l’époque moderne, de l’importance structurante de la différence des sexes pour les sociétés humaines et s’interroge sur les motifs qui nourrissent cette contestation. Peut-on gérer le conflit entre la demande de reconnaissance de toutes les différences et l’exigence concomitante d’égalité sans « accommodements raisonnables »

Crise de l’Occident, crise du christianisme, crise de la différence

Nombre d’analyses de la crise culturelle que traverseraient nos sociétés trouvent leur inspiration dans le rejet du caractère indéterminé, immanent et relatif de l’organisation politique des Modernes. La crise, moment décisif, y apparaît comme l’identité même du moderne qui se construit hors de tout fondement absolu, dans l’indétermination des fins politiques et le pluralisme moral. Crise du sujet, crise de la différence, crise de l’universel sont l’enjeu d’une concurrence généralisée des visions du monde et questionnent la nature du bon et du juste. Habiter la crise et y trouver le salut implique de choisir entre le renoncement à tout universalisme ou à définir une « grammaire » qui accueille toutes les versions particulières de l’humanité, et mener une réflexion sur la manière dont les hommes peuvent être épargnés de la peur, de l’oppression et de la cruauté.