La mort de la mort : de quelle immortalité parlons-nous ?

La possibilité d’une immortalité n’a cessé de préoccuper l’humanité. Certains affirment que celle-ci serait de l’ordre du passé, à la suite de la thèse heideggérienne de la finitude ontologique de l’homme. Dans cette optique, le temps est envisagé à partir de la mort, à savoir qu’il est clos de manière a priori. D’autres, au contraire, soutiennent que la temporalité est ouverte et que le « progrès » historique et technoscientifique permet à l’homo faber de dépasser la mort individuelle. Après une discussion critique de ces positions et de leurs présupposés, l’article aborde la question de l’immortalité renvoyant à une anthropologie du don. Celui-ci se situe au plan de la créature recevant gratuitement la vie ou de l’espérance qui implique une attitude de disponibilité réceptive et qui échappe à tout contrôle.

Bulletin de Théologie morale (101/2 – 2013)

Depuis que notre équipe a repris ce bulletin bibliographique en théologie morale, nous avons à cœur de mettre en valeur les nouveaux intérêts qui marquent la recherche contemporaine. Cette fois-ci, nous ouvrons notre livraison des ouvrages recensés à une nouvelle thématique, celle de la vulnérabilité et de l’éthique de l’hospitalité et du prendre soin (III). On notera comme dans nos bulletins précédents le souci qu’ont les moralistes de faire l’histoire de leur discipline (I) et d’explorer de nouvelles méthodes pour honorer son objet (II). I. L’histoire de la morale 1. Gay Jean-Pascal, Morales en conflit. Théologie et polémique au Grand siècle (1640-1700), Cerf, Paris, 2011, 984 p. 2. Keenan James F., A History of Catholic Moral Theology in the Twentieth Century. From Confessing Sins to Liberating Consciences, Continuum International Publishing Group, New York, 2010, 248 p. 3. Demmer Klaus, Living the Truth : A Theory of Action, « Moral Traditions Series », Georgetown University Press, Washington D.C., 2010, 164 p. 4. Lemoine Laurent, Psychanalyse