Ce qui valait pour la génération de H. de Lubac, Y. Congar ou M.-D. Chenu vaut encore de nos jours : la théologie contemporaine a besoin du Moyen Âge. Non pas comme d’une période dont on prétendrait reproduire telles quelles toutes les orientations ecclésiales ou doctrinales, ni dont le souvenir aurait simplement fonction de justifier, en creux, de nouvelles orientations pour notre propre temps. La théologie a besoin du Moyen Âge pour poursuivre aujourd’hui même son chemin – de tout le Moyen Âge, une époque beaucoup plus vaste et complexe que ce que laissent entendre les représentations habituelles de la chrétienté.
What was true for the generation of H. de Lubac, Y. Congar or M.-D. Chenu still holds for our own : contemporary theology needs the Middle Ages. Not as a period whose ecclesial or doctrinal orientations one would claim to reproduce as such, nor the memory of which might simply be utilised to justify new orientations for our own time. Theology needs the Middle Ages today in order to pursue its own path – and it needs all the Middle Ages, a period that was far greater and more complex than what the customary representations of Christianity imply.
