Le Moyen Âge a fait l’objet de travaux très importants…

Le Moyen Âge a fait l’objet de travaux très importants depuis quelques décennies, à partir de différentes disciplines (cf. le Bulletin d’histoire des idées médiévales de Philippe Lécrivain dans RSR 94/3 [2006], 473-485 ; 94/4 [2006}, 625-638 ; 97/2 [2009], 285-303 ; 99/4 [2011], 561-593). Les éditions critiques ont considérablement augmenté.

À lire le prologue de l’évangile de Luc

» À lire le prologue de l’évangile de Luc (Lc 1,1), on se convainc aisément de ce que les            « événements » sont l’élément le plus propre des Écritures juives et chrétiennes et ce qui les a suscitées.

Revisiter les origines chrétiennes

Les recherches historiques et exégétiques des trois dernières décennies sur les origines chrétiennes ont conduit à renouveler la question du « Jésus historique » et ont contribué simultanément à transformer l’image du christianisme primitif. Après s’être interrogées sur la possibilité de faire une théologie de la vie de Jésus (RSR 98/4 et 99/1), les Recherches de Science Religieuse voudraient traiter de la « période fondatrice » de l’Église, l’autre versant de la question des origines chrétiennes. Un des problèmes majeurs de cette reconsidération est la mise en question de la notion théologique (forgée au XIXe siècle par l’École Romaine) de la « mort du dernier apôtre » comme “marqueur” de la clôture de la Révélation. Même la date de 135 n’apparaît plus comme significative du détachement de la matrice juive, le synchronisme entre le débat sur le marcionisme et l’insurrection de Bar Kochba étant artificiel. C’est plutôt un comput par générations qui s’impose aujourd’hui, la génération d’Irénée étant la dernière qui ait reçu une transmission orale de la prédication de

Quand l’Église propose la liturgie comme une action du « corps du Christ »…

La Liturgie après Vatican II : quelles fidélités créatrices ? Quand l’Église propose la liturgie comme une action du « corps du Christ » dans un acte public de culte, elle adresse une formidable question à la culture moderne. Cette dernière connaît en effet de nombreux rites que les sciences humaines ont largement analysés selon leurs méthodes propres (cf. Enjeux du rite dans la modernité, RSR 78 [1990], nos 3 et 4) alors que la modernité relègue la religion dans la sphère privée. Celle-ci s’étonne donc que le christianisme propose un rapport à Dieu dans un culte public. Aujourd’hui cet étonnement se transforme d’ailleurs plus fréquemment en perte de plausibilité, l’homme contemporain ayant perdu en Occident l’évidence avec laquelle il entrait autrefois dans l’univers symbolique de la tradition rituelle du christianisme. Est-il encore homo liturgicus? Une réflexion anthropologique s’avère donc nécessaire pour comprendre la nature sociale de la liturgie dans l’Église. M.-D. Chenu l’avait fait en son temps dans « Anthropologie et liturgie » (cf. Unam sanctam, no