Éditorial (104/3)
En hommage à Mgr Joseph Doré à l’occasion de ses quatre-vingts ans Que faisons-nous quand nous nous adressons à celui que nous appelons « Dieu » ? Cette question oriente le présent numéro préparatoire au prochain colloque des RSR. L’enjeu est de taille : prendre en compte non seulement la pluralité des manières de s’adresser à « Dieu », mais aussi les incertitudes quant à celui ou ce que recouvre cette désignation. Il s’agit donc en même temps de poser le problème d’une « critériologie » de ce qui mérite d’être appelé « divin ». Cette entrée dans la problématique nous conduira à reposer, dans les conditions historiques qui sont les nôtres, et donc à frais nouveaux, la question plus « classique » de la juste nomination de Dieu : qu’en est-on aujourd’hui déterminé et autorisé à dire (ou ne pas dire) ? À ce titre, on ne peut que se souvenir d’un auteur fort attentif aux conditions ou modalités de la prière, de la méditation ou de la contemplation, Denys l’Aréopagite qui n’en hésitait pas moins à parler