Bulletin d’anthropologie théologique (104/4 – 2016)

Université catholique de Lille – Faculté de théologie Le premier bulletin d’anthropologie théologique s’était ouvert par une présentation de la discipline et de ses subdivisions, suivie d’une recension spécialement approfondie de la Theologische Anthropologie de Thomas Pröpper (2011). Il s’était conclu par un questionnement sur la future réception de cette œuvre monumentale. Puisque plusieurs ouvrages recensés dans ce second bulletin y contribuent, le lecteur est invité à se reporter à ladite recension (RSR 101/2 [2013]) et à l’article sur « Grâce et liberté » (RSR 102/1 [2014]) dans lequel elle a été complétée. Dans les pages qui suivent, il sera fait plusieurs fois référence à l’ontologie structurale que, sous autant de variantes, trois philosophes ont élaborée dans les dernières décennies, en opposition déclarée à l’ontologie classique de la substance. Ces réflexions, quoique pénétrantes, créatives et particulièrement propices au renouvellement de la pensée métaphysique en théologie, sont peu connues en France. En voici donc une évocation synthétique. Elles furent proposées successivement par le grand philosophe

Les « savoirs du religieux » dans la France du XXe

Les « savoirs du religieux » dans la France du XXe siècle. Trois moments d’une histoire intellectuelle de la sécularisation L’expression « savoirs du religieux » désigne à la fois ce que savent ou croient savoir du religieux les sciences et ce que savent ou croient savoir du monde et d’elles-mêmes les religions. Les savoirs du religieux dessinent le lieu d’un écart et d’un échange, dont l’histoire éclairerait le devenir des rapports entre l’intelligence et la foi à l’époque contemporaine. Le propos de l’article s’organise autour de trois « moments » analogues : le « moment moderniste », le « moment progressiste » et le « moment 68 » et pour chacun d’eux, l’auteur retrace le contexte dans lequel on peut le comprendre et quelques-uns des enjeux qui le structurent.