Bulletin de judaïsme ancien (2) 103/1 (2015)

I. Histoire du judaïsme à l’époque hellénistique et romaine 1. Gruen Erich S., Rethinking the Other in Antiquity, Princeton University Press, Princeton/Oxford, 2011, XIV + 415 p. 2. Bar-Kochva Bezalel, The Image of the Jews in Greek Literature : The Hellenistic Period, « Hellenistic Culture and Society » 51, University of California Press, Berkeley, 2010, XIV + 606 p. 3. Popovićć Mladen (dir.), The Jewish Revolt Against Rome : Interdisciplinary Perspectives, Brill, Leiden et Boston (Mass.), 2011, XII + 472 p. 4. Schwartz Daniel R., Reading the First Century. On Reading Josephus and Studying Jewish History of the First Century, WUNT I 300, Mohr Siebeck, Tübingen, 2013, XVIII + 204 p. 5. Williams Margaret H., Jews in a Graeco-Roman Environment, Mohr Siebeck, Tübingen, 2013, VI + 462 p. 6. Cotton Hannah M., Di Segni Leah, Eck Werner, Isaac Benjamin, Kushnir-Stein Alla, Misgav Haggai, Price Jonathan et Yardeni Ada (dir.), Corpus Inscriptionum Iudaeae/Palaestinae. Volume I : Jerusalem, Part 2 : 705-1120, Walter De Gruyter, Berlin, 2012, XVI +

Bulletin de judaïsme ancien (1) 103/1 (2015)

Les textes de Qumrân et les études bibliques (1-15) Dans leur très grande majorité, les ouvrages que je présente ici sont des publications collectives. Attentif aux lecteurs des RSR, théologiens et biblistes surtout, j’ai tenu à sélectionner et à valoriser en priorité ce que j’estimai devoir les concerner. Ce faisant, j’ai veillé à ce que ce Bulletin, à la parole libre, puisse être lu au premier degré, à la manière d’un article. 1. Abegg Martin G. Jr, Bowley James E., Cook Edward M. in Consultation with Ulrich E., The Dead Sea Scrolls Concordance. Volume Three : The Biblical Texts from the Judæan Desert, Brill, Leiden/Boston, 2010, Part One-Part two : XVI-762 p. 2. Tov Emanuel, Revised Lists of the Texts from the Judæan Desert, Brill, Leiden/Boston, 2010, VIII-140 p. 3. Lim Thimothy H., Collins John J. (Éds.), The Oxford Handbook of the Dead Sea Scrolls, Oxford University Press, Oxford, 2010, XX-786 p. 4. Kotzé Gideon R., The Qumran Manuscripts of Lamentations. A

Bulletin d’Ancien Testament – Pentateuque 103/1 (2015)

1. Kratz R.G., Spieckermann H. (Éds.), One God, one Cult, one Nation. Archeological and Biblical Perspectives, BZAW 405, De Gruyter, Berlin/New York, 2010, 463 p. 2. Dozeman Thomas B., Schmid Konrad, Schwarz Baruch J. (Éds.), The Pentateuch, FAT 78, Mohr Siebeck, Tübingen, 2011, 578 p. 3. Frevel Christian, Pola Thomas et Schart Aaron (Éds.), Torah and the Book of Numbers, FAT 2 Reihe 62, Mohr Siebeck, Tübingen, 2013, 429 p. 4. Albertz Rainer, Exodus 1-18, Theologischer Verlag, Zürich, 2012, 318 p. 5. Markl Dominik, Gottes Volk im Deuteronomium, BZABR 18, Harrassowitz, Wiesbaden, 2012, 363 p. 6. Edelman D. V., Davies Ph. R., Nihan Chr., Römer Th., Clés pour le Pentateuque. État de la recherche et thèmes fondamentaux, Labor et Fides, Genève, 2013, 239 p., (édition originale anglaise : Opening the Books of Moses, Equinox, Sheffield, 2012). 7. Römer Thomas, L’invention de Dieu, Seuil, Paris, 2014, 332 p. Lire la suite sur CAIRN >

Et les Prophètes en tout cela ?

Cette contribution conclusive, après avoir relu l’ensemble du dossier, prend acte de la collection autonome que représente le corpus prophétique, qui par sa spécificité n’est pas aussi intégré qu’on le croie à l’intérieur de « l’Ancien Testament ». L’auteur se penche sur quelques conséquences de cet isolement et sur le caractère énigmatique de l’origine du prophétisme, qui échappe à une terminologie convenue ou à des références habituelles.

Écrire l’histoire judéenne aux périodes perse et grecque : un défi identitaire

Après avoir montré l’héritage de l’historiographie perse dans l’historiographie judéenne des IV-IIIe siècles av. J.-C., l’auteur met en lumière la manière dont les livres d’Esdras-Néhémie d’un côté, et des Chroniques de l’autre, ont cherché à définir l’identité judéenne par le biais d’une écriture historiographique. Au final se dessinent deux appréhensions fort différentes de cette réalité, alors même que ces livres usent abondamment de schémas scripturaires empruntés aux livres de la Torah et des Prophètes, à travers continuité et rupture.

Prophète et historien

À première vue, tout sépare les grands historiens grecs et les grands prophètes d’Israël. Le prophète est le porte-parole du Dieu unique qui l’a choisi et requis, l’historien s’emploie à ne parler qu’en son nom propre de ce qui a eu lieu. Entre les deux univers, celui de « l’historien » et celui du prophète, il n’y a, semble-t-il, guère d’interférences. Sauf que nous avons un témoignage du Ie siècle après J.-C., celui de Flavius Josèphe, qui soutient expressément le contraire. La perspective comparatiste de cet article, cherche à montrer que ces deux figures ne sont pas incommensurables en les mettant en tension, en les questionnant l’une par l’autre.

D’Abraham à la conquête. L’Hexateuque et l’histoire d’Israël et de Juda

L’histoire des origines d’Israël telle qu’elle se présente dans le Pentateuque, allant des Patriarches jusqu’à l’Exode, est une construction éphémère de l’époque perse. Si c’est l’époque perse qui est décisive pour la naissance de l’Hexa- et puis du Pentateuque, les différents éléments qui constituent cette histoire remontent à quelques siècles plus haut et reflètent les contextes historiques des royaumes d’Israël et de Juda. Certaines de ces traditions, comme l’histoire de Jacob et celle de l’Exode, proviennent du Nord. Bien qu’elles aient été « judaïsées » par la suite, leur enracinement nordique n’a pas été entièrement occulté et a même pu servir le compromis entre Samaritains et Judéens.

L’histoire d’Israël : un changement de paradigme

Durant ces derniers quarante ans, l’histoire d’Israël est devenue l’objet de nombreux débats en raison des progrès de l’archéologie et, surtout, de l’application de nouvelles méthodes et de nouveaux principes de recherche historique. Cette évolution plonge ses racines dans des essais plus anciens qui ont contribué peu à peu à faire de l’histoire ancienne d’Israël une science autonome par rapport aux récits et à l’exégèse bibliques. Les récits bibliques sont une source pour l’historien, mais ne lui dictent pas sa conduite.