L’appartenance du théologien à l’institution
Qu’elle s’exprime au sein d’institutions universitaires sous juridiction ecclésiastique ou dans un jeu relationnel complexe entre pouvoirs facultaires de l’université d’État et pouvoirs ecclésiastiques de nomination et de contrôle, l’appartenance du théologien à l’institution doit être abordée aujourd’hui sur deux terrains différents, intrinsèquement liés entre eux et en tension. L’article entre dans cette configuration par la théologie en s’interrogeant d’abord sur la mutation contemporaine de l’institutionnalité ecclésiale et sa répercussion sur le positionnement institutionnel du théologien et de la théologienne. Abordée en un deuxième temps, leur appartenance à l’institution universitaire, leur pose la question de savoir pour quelles raisons théologiques ils doivent laisser la place à une pluralité de savoirs, parmi eux les sciences sociales, et entrer en apprentissage par rapport à elles. C’est cette double « formalité » ou « appartenance » institutionnelle, difficile à réaliser en raison de la complexité « transdisciplinaire » qui en résulte et de la diversification culturelle et confessionnelle de ses configurations, qui conduira à situer le charisme du théologien et de la