Bulletin de Patristique latine (110/1 – 2022)

I. Généralités : Histoire, doctrine DI BERARDINO Angelo, Istituzioni della Chiesa antica, ‎(Facoltà di diritto canonico San Pio X, Manuali 12), Marcianum Press, Venezia, 2019, 680 p. II. IIIe s.-IVe ARNOBE, Contre les Gentils (contre les païens), Tome III, livre III, Texte établi, traduit et commenté par Jacqueline Champeaux, « Collection des Universités de France », Les Belles Lettres, Paris 2007, xlv +177 p. CHAMPEAUX Jacqueline, Arnobe : le combat Contre les païens. Religion, mythologie et polémique au IIIe siècle ap. J.-C., « Recherches sur les rhétoriques religieuses » 23, Brepols, Turnhout, 2018, 438 p. TIMOTHÉE. Sur la Pâque. Introduction, texte, traduction, notes et Index par Pierre Chambert-Protat et Camille Gerzaguet, SC 604, Éd. du Cerf, Paris, 2019, 206 p. HILAIRE DE POITIERS, Commentaires sur les Psaumes. Tome III (Psaumes 62-66). Texte critique du CCSL 61 (J. Doignon). Traduction, notes et index par Mgr Patrick Descourtieux, SC 603, Éd. du Cerf, Paris, 2019, 310 p. HILAIRE DE POITIERS, Commentaires sur les Psaumes. Tome IV (Psaumes 67-69 et 91). Texte

Bulletin de Patristique grecque (110/1 – 2022)

I. Irénée, Clément, Origène WILSON Valerry D. A., La récapitulation chez Irénée de Lyon. Le dessein absolu de Dieu pour l’homme, préface de Mgr Patrick Descourtieux, Parole et Silence, Paris, 2019, 182 p. 2. BERTRAND Dominique, Irénée de Lyon. La théologie de la gloire de l’homme, préface du cardinal Ph. Barbarin, Parole et Silence, Paris, 2020, 185 p. PASQUIER Cyril (Dom), Approches du millénium. Et si Irénée de Lyon avait raison ?, « Studia oecumenica friburgensia » 103, Aschendorff, Münster, 2021, 807 p. CLÉMENT D’ALEXANDRIE, Stromate III; texte grec O. Stählin, L. Früchtel et U. Treu (GCS 52), revu par Patrick Descourtieux et Alain Le Boulluec ; traduction Marcel Caster (†), révisée par Claude Mondésert (†), Alain Le Boulluec et Yves Tissot ; introduction et notes Alain Le Boulluec ; Index Patrick Descourtieux, SC 608, Éd. du Cerf, Paris, 2020, 427 p. ALBANO Emmanuel, I silenzi delle Sacre Scritture. Limiti e possibilità di rivelazione del Logos negli scritti di Filone, Clemente e Origene, « Studia Ephemeridis Augustinianum » 138, Institutum

« Je suis celui qui est, qui était et qui vient » (Ap 1,8)

L’article met en relief la succession des trois ensembles de théologie systématique de Joseph Moingt, labourant un même terrain, ce qui pose donc la question sur les raisons d’être de ces « reprises ». De nombreux éléments textuels par lesquels l’auteur entre en dialogue avec ses lecteurs permettent une réponse. Ils révèlent les évolutions de la recherche théologique d’une cinquantaine d’années qui, greffées sur les mutations de l’Église et des sociétés européennes, se cachent dans son œuvre systématique et l’exposent, en sa forme de totalité unifiée, au test par l’histoire. L’enquête commence par l’examen du « genre littéraire » bien singulier de cette dogmatique catholique dans le contexte des théologies systématiques du XXe siècle. Elle se poursuit par une analyse détaillée des dialogues « interstitiels » de l’auteur avec la recherche et ses lecteurs, s’intéressant aux deux principales mutations épistémologiques intervenues lors de ce long parcours. Elle se termine par la difficile question de la réception de cette œuvre : quelle pertinence garde-t-elle dans la conjoncture actuelle de nos sociétés

« Déploiement de la Trinité » comme Protohistoire dans l’œuvre de Joseph Moingt

Dans son opus magnum, Dieu qui vient à l’homme, Joseph Moingt poursuit les tâches de l’heuristique trinitaire telle qu’elle s’est déployée dans l’histoire de la théologie. Cette orientation fondamentale va bien au-delà d’une archéologie du croire. Elle prend la forme d’un projet de théologie systématique dont les orientations et les thèses constituent l’une des contributions les plus novatrices de la théologie trinitaire contemporaine. Le caractère novateur de l’entreprise est dépendant de la nouvelle intelligibilité qui marque l’usage du concept d’Incarnation relié à une protohistoire et à une nouvelle configuration du concept de prédestination. La complexité de cette construction théologique fait l’objet d’une analyse critique.

Pour une concitoyenneté évangélique

L’ecclésiologie de communion figure parmi les avancées majeures du concile Vatican II. La situation présente de l’Église suggère que ce concept n’a pas bénéficié des concrétisations structurelles qu’il appelait. Moingt propose une double intuition, d’une part qui lie fermement la qualité de la communication entre l’Église et le monde au type de relation que les chrétiens entretiennent entre eux et, d’autre part, qui commande une réinterprétation de la Révélation beaucoup plus attentive à l’originalité indépassable du don de l’Esprit.

Le rapport à l’Écriture chez Joseph Moingt

La question du rapport à l’Écriture condense celle du rapport entre l’histoire et le théologique. C’est central chez Moingt, et il y marque sans relâche la rupture d’ordre entre l’historique et le théologique, ce qui ne va pas sans tensions avec certaines manières de pratiquer ou de valider l’exégèse historico-critique. L’article suit cet axe de questionnement dans divers textes de Moingt, de la fin des années 1960 à la fin des années 2010. Il se penche ensuite sur la question du Jésus de l’histoire, qui vaut ici test, avant d’en venir au moment de la narrativité dont Moingt a souligné l’importance, pour ouvrir sur ce qui en est entraîné quant à la manière de penser la théologie, avec un accent mis sur un « acte de croire » transversal aux données de l’humain et du monde.

La patristique dans l’œuvre de Joseph Moingt

Joseph Moingt consacra jadis d’importants travaux à Clément d’Alexandrie et à Tertullien. Ses enseignements à Lyon-Fourvière donnèrent aussi une place très importante aux écrits des Pères, avec une attention privilégiée à la « logique » qui avait présidé au développement du « discours chrétien ». Plus tard, dans ses ouvrages de théologie systématique, Joseph Moingt n’a pas cessé de revenir à la tradition patristique, mais il l’a fait de manière renouvelée, dans le cadre des problématiques auxquelles il s’attachait désormais.

Joseph Moingt : Évangile et humanisme

Ce parcours de l’œuvre de Joseph Moingt évoque la formation classique puis le tournant de 1968 et sa rencontre avec M. L’évocation de plusieurs prises de positions dans le contexte de la crise institutionnelle permet d’en repérer les soubassements théoriques. Le troisième temps esquisse ce qui caractérise la quête de vérité de Joseph Moingt. Une dernière partie trace les lignes de cet humanisme théologique : l’enracinement anthropologique du croire, l’humanisation de Dieu en Jésus, l’Esprit saint facteur d’universalisation et de personnalisation. La conclusion analyse brièvement les lieux théologiques traversés.

Éditorial 110/1

L’œuvre de Joseph Moingt : l’actualité de l’acte de croire Consacrer un numéro entier des Recherches de Science Religieuse à la pensée de Joseph Moingt s’est imposé dès le lendemain de sa mort à l’été 2020. Il ne s’agissait pas de lui rendre hommage, dette dont Joseph Doré et Christoph Theobald s’étaient acquittés en réunissant le volume Penser la foi, recherches en théologie aujourd’hui (1993), qui marquait une étape importante dans la réception de la pensée de Moingt. Mais qui aurait pu prévoir que le théologien, âgé alors de 88 ans, portait en gestation son opus magnum ? La longévité exceptionnelle de son activité théologique suscite à elle seule l’étonnement ; on aurait pu s’attendre à ce que L’homme qui venait de Dieu (1993) y mît un terme, mais l’intérêt de ses ouvrages parus depuis 1993 est des plus marquants. Avec le millier de pages de la trilogie Dieu qui vient à l’homme, qui s’acheva en 2006, rien n’était encore conclu. Les deux volumes

Bulletin de Sociologie religieuse (109/4 – 2021)

Ouvrages recensés dans le présent bulletin : I. Catholicisme français 1.           PELLETIER Denis, Les catholiques français de 1789 à nos jours, Albin Michel, Paris, 2019, 350 p. 2.           PORTIER Philippe, WILLAIME Jean-Paul, La religion dans la France contemporaine. Entre sécularisation et recomposition, Armand Colin, Paris, 2021, 316 p. 3.           ROUSSEAU André, Pour une sociologie de la crise catholique. France, 1960-1980. Centre de recherche bretonne et celtique, Brest, 2015, 355 p. 4.           DUMONS Bruno, GUGELOT Frédéric (dir.), Catholicisme et identité. Regards sur le catholicisme français contemporain (1980-2017), Éditions Karthala, Paris, 2017, 331 p. II. Sexe, genre et religion 5.           LANGLOIS Claude, On savait, mais quoi ? La pédophilie dans l’Église de la Révolution à nos jours, Seuil, Paris, 2020, 232 p. 6.           CARNAC Romain, GUIDI Diletta, ROUCOUX Guillaume (dir.), Les autorités religieuses face aux questions de genre. Reconfigurations contemporaines des mondes confessionnels autour des nouvelles questions sexuelles, « Sciences des religions », Presses universitaires de Rennes, coll. Rennes, 2019, 186 p. 7.           BETHMONT Rémy, GROSS Martine