Hélène
À lire le prologue de l’évangile de Luc
» À lire le prologue de l’évangile de Luc (Lc 1,1), on se convainc aisément de ce que les « événements » sont l’élément le plus propre des Écritures juives et chrétiennes et ce qui les a suscitées.
Bulletin de théologie systématique (2) 2014
Liste des ouvrages recensés : IV. Question de Dieu 41. Jean Greisch, Du « non-autre » au « tout autre ». Dieu et l’absolu dans les théologies philosophiques de la modernité, Collection de métaphysique, Chaire Étienne Gilson, PUF, Paris, 2012, 377 p. 42. Michel Yvon Brun, Dieu, encore ? Jalons pour une théologie négative contemporaine, « Voix psychanalytique », Liber, Montréal, 2012, 250 p. 43. Lionel Obadia, La marchandisation de Dieu. L’économie religieuse, CNRS Éd., Paris, 2013, 249 p. 44. Philippe Capelle-Dumont (dir.), Philosophie et Théologie à l’époque moderne. Anthologie, tome III (vol. dirigé par Jean-Christophe Bardout), Le Cerf, Paris, 2010, 492 p. 45. Philippe Capelle-Dumont (dir.), Philosophie et Théologie à l’époque contemporaine. Anthologie, tome IV/1. De Charles S. Peirce à Walter Benjamin (vol. dirigé par Jean Greisch et Geneviève Hébert), Le Cerf, Paris, 2011, 407 p. 46. Philippe Capelle-Dumont (dir.), Philosophie et Théologie à l’époque contemporaine. Anthologie, tome IV/2. De Henri de Lubac à Eberhard Jüngel (vol. dirigé par Jean Greisch et Geneviève Hébert), Le Cerf, Paris, 2011, 333 p.
Bulletin de philosophie 2014
Liste des ouvrages recensés : 1. Jean Grondin, Du sens des choses. L’idée de la métaphysique, « Chaire Étienne Gilson », PUF, Paris, 2013, 177 p. 2. Jean-Luc Marion, Certitudes négatives, « Figures », Grasset, Paris, 2010, 324 p. 3. Rémi Brague, Le propre de l’homme. Sur une légitimité menacée, « Bibliothèque des savoirs », Flammarion, Paris, 2013, 258 p. 4. Isabelle Bochet (éd.), Paul Ricoeur, Mal et pardon, avec un inédit de Paul Ricoeur, avant-propos d’Olivier Abel, Éds. des Facultés jésuites de Paris, Paris, 2013, 214 p. 5. Paul Ricœur, Anthropologie philosophique. Écrits et conférences 3, édité par Johann Michel et Jérôme Porée, éd. du Seuil, Paris, 2013, 465 p. 6. Pierre Colin, Gabriel Marcel, philosophe de l’espérance, « La nuit surveillée », Le Cerf, Paris, 2009, 126 p. 7. Catherine Chalier, Présence de l’espoir, éd. du Seuil, Paris, 2013, 197 p. 8. Emmanuel Falque, Passer le Rubicon. Philosophie et théologie. Essai sur les frontières, Lessius, Louvain, 2013, 208 p. > Lire la suite du Bulletin sur Cairn
À PROPOS du premier numéro de 2014 « Repenser l’événement »
À lire le prologue de l’évangile de Luc (Lc 1,1), on se convainc aisément de ce que les « événements » sont l’élément le plus propre des Écritures juives et chrétiennes et ce qui les a suscitées. Ils sont pourtant restés, des siècles durant, dans l’oubli, recouverts par la Parole ou intégrés d’emblée dans une conception du monde qui ne connaît pas d’événements nouveaux mais des actualisations de possibilités prévues ou annoncées. Or, le XXe siècle a vu subitement émerger les événements ; et au singulier, sous la forme du lexique, plutôt luthérien, d’« événement-Parole » (Wortereignis), ou sous la forme d’« événement-Christ » (Christusereignis), de coloration plutôt catholique. Le concile Vatican II, dans la constitution Dei verbum, a pour sa part insisté sur le lien intrinsèque entre « événements et paroles », tout en réactivant le singulier patristique de l’« économie de la révélation », et non sans courir le risque que ce qui était perçu de manière nouvelle soit ici rabattu sur du déjà connu. Cinq auteurs ont accepté de relever le
Revisiter les origines chrétiennes
Les recherches historiques et exégétiques des trois dernières décennies sur les origines chrétiennes ont conduit à renouveler la question du « Jésus historique » et ont contribué simultanément à transformer l’image du christianisme primitif. Après s’être interrogées sur la possibilité de faire une théologie de la vie de Jésus (RSR 98/4 et 99/1), les Recherches de Science Religieuse voudraient traiter de la « période fondatrice » de l’Église, l’autre versant de la question des origines chrétiennes. Un des problèmes majeurs de cette reconsidération est la mise en question de la notion théologique (forgée au XIXe siècle par l’École Romaine) de la « mort du dernier apôtre » comme “marqueur” de la clôture de la Révélation. Même la date de 135 n’apparaît plus comme significative du détachement de la matrice juive, le synchronisme entre le débat sur le marcionisme et l’insurrection de Bar Kochba étant artificiel. C’est plutôt un comput par générations qui s’impose aujourd’hui, la génération d’Irénée étant la dernière qui ait reçu une transmission orale de la prédication de
Bulletin de théologie systématique 101/4
La présentation des quarante ouvrages – sélection représentative de la recherche actuelle – suffit pour relativiser l’expression des « trente glorieuses de la christologie » ; la christologie vit et continue à avancer au sein d’une société devenue bien différente par rapport à celles des années glorieuses, sans perdre par ailleurs le contact avec les grands classiques du XXe siècle ! On peut certes cependant regretter que, pour diverses raisons culturelles, les cloisons entre sphères linguistiques soient devenues plus étanches ; toujours de haut niveau, la christologie germanophone continue à vivre dans un « splendide isolement ». Ce qui est devenu plus net, ces dernières années, c’est le besoin de se ressourcer dans la tradition, les travaux en patristique, relayés par ceux sur l’époque médiévale, jouant un rôle puissant d’inspiration, même si le risque de perdre la nécessaire force et créativité spéculative dans l’interprétation d’autres pensées, patristique, médiévale et moderne, n’est pas négligeable. Bien que l’exégèse critique, le travail sur leJésus historique et la découverte concomitante de la créativité néotestamentaire donnent
Bulletin de théologie fondamentale
Dans un précédent bulletin des Recherches (avril-juin 2008, 96/2), plusieurs ouvrages consacrés à des questions relevant de l’histoire de la théologie fondamentale et de sa constitution comme discipline autonome ont été recensés. Le volet historiographique que nous avions pris comme axe se poursuit dans la 1ère partie du présent bulletin. Ce choix est commandé par le fait que les productions significatives de la théologie fondamentale, notamment dans les aires linguistiques allemande et italienne demeurent liées à des questions et à des thèmes qui s’enracinent dans la continuité d’une histoire. Cette composante historiographique se manifeste dans quelques productions récentes toujours aux prises avec une relecture des affirmations de la Constitution dogmatique Dei Filius, actualité singulière d’un texte magistériel qui s’explique aisément dans un contexte où l’affirmation de raison touchant à l’idée et à l’expérience de Dieu demeure, pour une part, la question de prédilection de la théologie fondamentale. La 2ème partie, consacrée quant à elle à des contributions mettant en jeu